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Personnages du Journal d'Elena John 20/10/2013

Voici les personnages clés de l'histoire : 
 
- Harry Potter & Ginny Weasley-Potter
- Ron Weasley & Hermione Granger-Weasley
- James Sirius Potter : fils d'Harry & Ginny. Ainé d'Albus et Lily.
- Rose Weasley : fille d'Hermione et Ron. Ainée d'Hugo.
- Elena John : Personnage principale de la fiction. Connait par c½ur Tom Jedusor / Lord Voldemort.
- Tom Jedusor / Lord Voldemort.
- Ariana : Meilleure amie d'Elena. Toutes deux se considèrent comme des s½urs.
- Andrew : Frère de c½ur d'Elena. Ils étaient tous les deux élevés dans le même orphelinat. 
- Severus Rogue.
- Salazar : fils d'Elena (pour connaître l'identité du père, lisez la fiction)
 




Journal d'Elena John - Prologue 09/08/2013

 
Prologue
 
En 2017, ses enfants et ceux de ses amis sont rentrés à Poudlard, comme eux à leur époque, il y a une vingtaine d'années. Maintenant, Harry Potter et Ron Weasley sont devenus aurors et Hermione Granger-Weasley travaille au ministère, tout en continuant à lutter pour les droits des elfes de maisons.
 
Notre histoire commence en octobre 2017. Cela fait un mois et demi que les élèves sont entrés à Poudlard. Les activités dans le collège sont redevenues normales depuis la mort de Lord Voldemord. Les Gryffondors et les Serpentards se détestent moins, mais ne sont pas amis pour autant. Les entrainements de quidditch ont repris, et la saison a commencée depuis peu, avec le match Gryffondor/Serpentard qui s'est soldé par une victoire des verts et argents de justesse. Des couples se sont formés, et d'autres se sont séparés. Vraiment, tout est redevenu normal.
 
Après la défaite de son équipe, James Potter, troisième année et attrapeur de Gryffondor, partit se laver. Il s'allongea ensuite dans son lit. Après quelques minutes de réflexions sur le match qui venaient de se passer, et comment ne pas refaire les mêmes erreurs pour les prochains matchs, il se releva pour s'asseoir. Il avait décidé de se rendre sur la salle sur demande. Il avait entendu ses parents et sa tante et son oncle en parler lorsqu'ils se remémoraient leurs propres années à Poudlard. Il l'avait cherchée pendant des mois l'année passée, et il avait fini par la trouver, en juin dernier. Il s'y était rendu pour s'entrainer au quidditch lorsque le terrain était pris et qu'il avait un moment de libre. Mais aujourd'hui il n'y allait pas pour cette raison. Il y venait pour tenter de trouver des informations sur un certain Tom Jedusor. Il avait entendu son père et son oncle Ron en parler durant l'été, mais il n'osait pas leur demander. C'était peut-être un criminel qu'ils recherchaient.
 
Il se rendit donc dans le couloir de la salle sur demande. Il passa trois fois devant tout en pensant clairement « je souhaite trouver des informations sur Tom Jedusor ». Une porte apparue. James l'ouvrit et rentra. Elle disparue quand elle fut fermée. James arriva dans une salle de taille moyenne. Une étagère dans le fond contenait quelques livres. Il y avait aussi une table et une chaise au centre, et sur les côtés il y avait des coussins. La salle était éclairée par quelques bougies situées tout au long des murs. Il commença à lire plusieurs livres mais ce Jedusor n'était que peu décrit. James retourna presque tous les jours pendant plusieurs semaines.
 
Noël n'allait pas tarder à arriver et James n'avait toujours rien trouver de concret qui pouvait l'éclairer sur ce mystérieux Tom Jedusor. Il finit par croire qu'il s'était trompé, ou qu'il avait mal entendu. Mais une semaine avant son départ pour rentrer chez lui pour les vacances de Noël, James trouva enfin quelque chose, qu'il trouva plus intéressant que ce qu'il avait lu jusque là. C'était le journal intime d'une certaine Elena John. Il ne voyait pas qui elle pouvait être et ce que son journal pouvait faire dans une salle contenant des informations sur Jedusor. Lorsqu'il parcourut rapidement, il s'aperçut qu'elle avait fréquenté ce Tom Jedusor depuis qu'ils étaient nés. Il le lut en quelques jours seulement. Il découvrit en arrivant à la fin que ce Tom Jedusor était en fait devenu celui que l'on appelait Lord Voldemort. Il découvrit plusieurs secrets à propos de cet homme contre lequel toutes sa famille s'était battu il y a presque vingt ans. James se dit alors qu'il ferait mieux d'emmener ce journal avec lui pour le montrer à ses parents à Noël.
 
A la fin de la semaine James, son frère Albus et Rose Weasley leur cousine préparèrent leur valise pour les vacances de Noël. James semblait le plus impatient des trois à rentrer. Il avait hâte de montrer à ses parents et surtout à son père qui avait vaincu Voldemort, ce qu'il avait découvert. Il espérait qu'il ne le dispute pas d'avoir fait des recherches sur Jedusor, alors qu'il aurait pu demander tout simplement. Il souhaitait aussi que ce choix de lui montrer le journal n'était pas une mauvaise idée, car il pensait aussi que cela risquait de lui rappeler de mauvais souvenirs. Mais James se chassa aussitôt l'idée de la tête. Son père devait savoir les secrets de son défunt ennemi.
 
Le train était plein, mais moins que le jour de la rentrée. James, Albus, et Rose s'étaient installés dans le même compartiment pour discuter de choses et d'autres. James se garda bien de dire ce qu'il avait découvert. Ce serait une affaire entre lui, son père, et le reste des adultes de sa famille.
Lorsqu'ils arrivèrent à la gare, les parents étaient là pour les accueillir. Ils se racontèrent divers moments des quelques mois passés à Poudlard.
 
Arrivés à leur maison respective, les enfants s'installèrent. Pendant que sa mère prépara le dîner, James décida qu'il était temps de parler à son père. Il le prit à part dans le salon et lui dit :
- Papa il faut qu'on parle. J'ai peur que tu m'en veuilles, et de comment tu vas réagir, mais je crois que j'ai bien fait.
- Qu'est ce que tu as fait ? Ca ne peut pas être si grave que ça.
- Si... Non... Enfin je sais pas. Bon voilà, ne m'en veux pas, mais cet été je t'ai entendu discuté avec oncle Ron, à propos d'un certain Tom Jedusor.
- Mais...
- Non ne dis rien je n'ai pas fini. J'ai cru que tu parlais d'un criminel que vous recherchiez. Je voulais savoir si ce que je pensais étais exacte ou pas, alors je suis allé dans la salle sur demande. Je l'ai découverte en juin dernier grâce à un diner où tu en parlais avec oncle Ron et tante Hermione. J'ai fait de nombreuses recherches qui n'ont mené à rien, et puis finalement il y a une semaine je suis tombé sur ça et je pense que tu devrai le lire c'est très important. J'y ai appris de nombreuses choses, notamment que Tom Jedusor était un enfant presque ordinaire, et qui est devenu en quelques années, le célèbre Lord Voldemort.
- Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Pourquoi ne m'as-tu pas envoyé de lettre ?
- J'avais peur de ta réaction...
- Je ne t'en veux pas, tu es curieux c'est tout et j'étais pareil à ton âge. Alors dès demain je vais lire ceci, et je verrais si ce que je découvre est important ou pas.
- D'accord papa.
- Maintenant file, le repas sera bientôt prêt et tes cousins ne devraient plus tarder à arriver.


Le journal d'Elena John - Chapitre 1 11/08/2013

Chapitre 1 : L'admission à Poudlard, et les premières années.


Hermione, Ron, et leurs enfants Rose et Hugo, arrivèrent à la maison des Potter. Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient retrouvés tous ensemble avec tous les enfants. Harry décida de ne pas parler de la découverte de son fils à Ron et Hermione. Il préférait voir si c'était vraiment important. Il avait demandé à James d'en faire autant. La soirée se passa dans la bonne humeur générale. Les enfants qui revenaient de Poudlard racontaient les derniers matchs de Quidditch, les cours, et les dernières rumeurs qui circulaient.
 
Le lendemain matin, dimanche, Harry se leva un peu plus tôt que Ginny et ses enfants. Il prit une douche rapide, s'installa dans un fauteuil du salon, et commença à lire le journal de cette Elena John.
 
 
« Cher journal, je m'appelle Elena John. Je ne suis pas une fille comme les autres. Je suis une sorcière. Voici mon histoire.
Je vivais dans un orphelinat moldu. J'ignorais presque tout de ma famille. Tout ce que je savais, c'était ce que m'ont dit les personnes de l'orphelinat, et c'est ce qui passé quand ma mère m'y a déposé. C'était le 30 juin 1927, jour de ma naissance. Ma mère est arrivée à l'orphelinat. Elle venait d'accoucher et est venue me déposer. Les personnes présentes m'ont accueillie et m'ont donné le prénom que ma mère souhaitait : Elena, ainsi que le nom de famille de mon père qui était John. Mon père, selon les dires de ma mère, était apparemment décédé quatre mois plus tôt. Ma mère, restée pour se reposer un peu après l'accouchement, est morte le lendemain de ma naissance. J'ai donc grandis dans cet orphelinat moldu.
La même année que moi, un enfant a été aussi déposé comme moi par sa mère. Cet enfant était Tom Jedusor. Sa mère est morte comme la mienne, le jour où elle l'a déposé. Cela nous a rendu assez proche même si il est toujours resté très solitaire. Je crois que j'étais la seule personne à qui il parlait. Les autres, Tom les envoyaient balader, leur faisaient peur.
 
J'avais des difficultés à l'école, ou plutôt je dirai que je ne travaillais pas beaucoup. J'avais de mauvaises notes. Je n'avais pas de rêves particulier du genre m'occuper des animaux, soigner des gens. Je voulais faire dans le sport, un peu comme les garçons qui voulaient faire du football toute leur vie. Moi c'était un peu pareil. Tout ce que je voulais c'était devenir danseuse. Je ne faisais que ça. Je dansais à l'orphelinat, et j'avais réussi à convaincre la directrice de l'orphelinat de me payer des cours de danse. J'ai touché à toutes les danses ou presque.
Malgré cela, je me sentais différente des autres. Je faisais des choses que les autres enfants ne faisaient pas. Par exemple, lorsqu'avec d'autres, on allait sur la colline près de l'orphelinat, il y avait plusieurs rochers de différentes tailles, et moi j'allais toujours sur le plus haut. Quand j'en sautais je n'avais rien, je n'étais pas blessée. Les autres enfants ne pouvaient pas le faire, ils allaient toujours sur des rochers plus petits.
Tom, lui aussi, semblait différent comme moi. Il terrorisait les enfants en, par exemple, pendant le lapin de l'un d'eux ou en volant des objets leur appartenant.
Ce qui était bizarre, c'est que tous les deux nous n'avons jamais été demandé pour être adopté. Tous les enfants que nous avions rencontré l'étaient à un moment donné. Je m'étais attaché à l'un d'eux, Andrew. Il avait quatre ans que moi, et on se considérait comme frère et s½ur.
 
Et puis tout a changé lorsque j'ai eu 11 ans, le 30 juin 1938. J'ai reçu cette fameuse lettre qui m'annonçait mon admission à Poudlard. J'ai cru que l'on me faisait une farce, et je n'y ai pas cru sur le moment. Mais Dumbledore, à l'époque professeur de métamorphose à Poudlard, est venu le jour même où j'ai reçu cette lette. Il m'as dit que tout ce qui était noté sur cette lettre était bien vrai, et que j'étais bien une sorcière. Il a ajouté qu'il m'emmènerai sur le Chemin de Traverse le jour même, mais d'abord il devait aller voir Tom. Il m'appris que c'était aussi un sorcier. Nous allions donc aller à Poudlard tous les deux. Au moins je connaitrai quelqu'un une fois arrivée là-bas me disais-je. Une vingtaine de minute après, Dumbledore était revenu pour m'emmener faire mes achats.
- Tom ne vient pas avec nous, professeur ?
- Non, il m'a dit qu'il souhaitait faire lui-même ses achats. Maintenant allons-y.
- La directrice est au courant pour Tom et moi ? Sur le fait que l'on soit... différents ?
- Non. Elle ne doit pas le savoir. Je lui ai dit que vous deux, vous aviez été accepté dans un collège éloigné. Elle n'a pas posé de questions.
 
Nous nous sommes donc rendus sur le Chemin de Traverse. Je découvrais peu à peu le monde des sorciers, qui était maintenant le mien. A Gringott, la banque des sorciers, un coffre avait été ouvert pour moi. Apparemment l'argent qui y était, était celui que mes parents m'avaient légué à leur mort. C'est à ce moment là que j'appris que mes parents étaient tous deux des sorciers. Et ils n'étaient pas les premiers de ma famille. En effet, apparemment on était sorcier depuis plusieurs générations dans ma famille.
 
Après ce passage à la banque, nous sommes allés faire les courses. Au bout de deux heures, nous avions presque terminé. Nous sommes allés chez Ollivander, le fabriquant de baguettes. Trouver la mienne a été simple. C'est elle qui m'a choisi. Ma baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle en ébène et à l'intérieur, c'est du ventricule de dragon. Pour terminer, nous sommes allés acheter un animal. Les élèves ont le droit d'avoir un hibou, un chat ou un crapaud. J'ai choisi une chouette. Dumbledore m'a dit que je le pouvais. Je l'ai appelée White Owl, parce qu'elle est presque entièrement blanche. Je me suis dis que je pourrai l'utiliser pour le courrier.
 
Je suis rentré le soir à l'orphelinat. Dumbledore m'a donné mon billet de train pour la rentrée qui avait lieu le premier septembre. Je n'avais pas croisé Tom de la journée. Mais en passant devant sa chambre, dont la porte était restée entrouverte, j'ai vu qu'il avait aussi fait ses achats pour l'école, et qu'il avait l'air d'être heureux. C'était la première fois que je le voyais comme ça.
 
Je vais passer le reste de l'été car il ne s'est rien passé de vraiment spécial.
 
Le premier septembre arrivé, la directrice s'est proposé de nous déposer à la gare King's Cross, puisqu'elle devait de toute façon, aller à Londres. Tom et moi avons cherché la voie 9¾. Nous l'avons trouvée assez rapidement, car Dumbledore nous avait expliqué comment y accéder. Nous sommes allés nous installer dans un compartiment encore vide, et le train a démarré à onze heure précise. Durant le voyage, d'autres élèves de première année nous ont rejoints et nous avons fait connaissance. Enfin Tom s'est juste présenté mais il n'a pas parlé du trajet. Il lisait un livre. Lui qui d'ordinaire, faisaient peur aux enfants de l'orphelinat, était resté à l'écart. Je me souvenais alors qu'il était très solitaire.
 
Arrivés à Poudlard, nous avons pris des barques qui nous ont conduis jusqu'au château, que j'avais trouvé vraiment immense. Dumbledore nous a ensuite accueillis et nous a tenu a peu près ce discours :
« Bienvenue à Poudlard. Le banquet va bientôt commencer, mais avant, vous allez être repartis dans les différentes maisons ayant pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle, et Serpentard. Durant votre scolarité, votre maison sera comme une seconde famille. Les bons comportements et les bons résultats fera gagner des points à votre maison, et si vous enfreignez le règlement cela lui en fera perdre. A la fin de l'année, la maison qui a le plus de points, gagne la coupe des maisons. Il existe aussi la coupe de Quidditch, mais comme vous le savez, les premières années n'ont pas le droit de faire parti d'une équipe et d'avoir leur propre balai. Je reviendrai vous chercher quand tout sera prêt.
 
Pendant son absence, je demandais à Tom :
- Dans quelle maison espères tu être ?
- Serpentard. J'ai lu dans un des livres que c'est la maison des rusés, des malins, donc je pense que ça m'ira parfaitement. Et toi ?
- A vrai dire je n'en n'ai aucune idée. Mais pas à Gryffondor. C'est la maison des courageux, et je ne le suis pas vraiment. Je me vois plus à Serdaigle, ou comme toi à Serpentard.
 
Le professeur Dumbledore revint, et nous sommes arrivés dans la Grande Salle. Je dois dire qu'elle portait bien son nom. La répartition commença. J'observais les personnes autour de moi, lorsque j'entendit :
- Jedusor, Tom.
Il s'avança sur le tabouret. Le Choixpeau magique le frôla à peine et cria
- SERPENTARD !
Tom souriait, il était dans la maison qu'il souhaitait. Je n'eut pas le temps de lui faire un signe que le professeur Dumbledore appela :
- John, Elena.
Je m'approchais doucement. J'étais morte de trouille. Je ne savais pas du tout où j'allais aller.  Une fois sur ma tête, j'entendis le Choixpeau qui me dit :
- Alors, tu as peur, tu ne sais pas où aller. Mais les qualités que je perçois chez toi sont telles que je pense que tu mérites : SERPENTARD !
 
Il avait crié ce mot pour que tout le monde puisse entendre. J'étais contente, et me dirigea vers la table de ma maison. Tom souriait. Cela voulait il dire qu'il était content d'avoir une connaissance dans sa maison ? Je lui rendais son sourire et m'asseyait à côté de lui. Nous avons un peu discuté. A la fin du repas, les préfets nous ont conduits dans notre salle commune. La nôtre est située dans les cachots. Il fait un peu froid, mais ça va. Les filles et les garçons ont des dortoirs séparés. Je suis avec des filles de première année. Elles ont l'air sympas. On verra bien au fil du temps.
 
Je vais passer le reste de l'année. Il n'y a pas eu d'événements marquants. Je note juste que nous avons gagné la coupe de Quidditch, et avec l'avance que nous avons eu, ça nous a permis de gagner aussi la coupe des maisons. Apparemment ça n'était pas arrivé depuis longtemps que l'on gagne les deux d'un coup comme ça. On était tous content. J'ai appris aussi au cours de l'année qu'en fait, les Serpentards et les Gryffondors se détestent depuis toujours. Cela viendrait de Godric Gryffondor et Salazar Serpentard, deux des quatre sorciers qui ont créés l'école. Ils auraient une violente dispute à propos de qui pouvait où non être admis à Poudlard. Mais je n'en sais pas plus. Je n'ai pas fait de plus grandes recherches à ce sujet. Sinon à propos de Tom, je dirai qu'il a eu du mal à s'intégrer au début, mais après il a su comment se faire respecter.
 
Tom et moi sommes rentrés à l'orphelinat.
 
A la fin de notre deuxième année, nous devions choisir deux matières que nous souhaitions rajouter parmi celles-ci : Arithmancie, Divination, Soins aux Créatures Magiques, Etude des Runes, et Etude des Moldus. J'ai choisi en priorité les Soins aux Créatures Magiques. J'ai hésité longuement sur ma deuxième matière. L'arithmancie a été écartée, car je la jugeais assez complexe (de nombreux élèves qui avaient choisi cette matière me le disaient souvent, et pourtant ils étaient de bons, voire très bon élèves). L'étude des moldus ne me semblait pas utile, sachant que je vivais précisément dans un orphelinat moldu. Il ne me restait plus que la divination, et l'étude des runes. La divination ne m'intéressait pas particulier. Après tout, savoir prédire l'avenir, quel intérêt ? Selon moi, ce qui devra arriver, arrivera. Le savoir en avance, c'est bien, mais peut-on avoir la certitude que ça va se produire ? Alors mon choix, s'est porté l'Etude des Runes.
 
Nous avons ensuite repris les cours, sans que rien d'exceptionnel ne se passe. Je faisais partie des meilleurs élèves, alors que chez les moldus, j'étais la dernière de la classe. Mais je dois dire que Tom était pour moi le meilleur élève de Poudlard.
Notre vie a continué comme cela jusqu'à la fin de notre quatrième année. Cet été là, tout a commencé à changer. »

Le journal d'Elena John - Chapitre 2 16/08/2013

Chapitre 2 : La cinquième année à Poudlard
 
Harry reposa le journal. Pour l'instant il n'apprenait pas grand-chose sur l'existence de son défunt ennemi. Il était maintenant près de onze heure trente. Il décida de ranger le journal dans un endroit sûr, et alla ensuite voir Ginny. Peut-être avait elle besoin d'elle pour préparer le repas. En arrivant dans la cuisine, il l'embrassa.
-          As-tu besoin d'aide ?
-          Tu peux mettre la table si ça te tente. Et ne mets pas cinq assiettes, mets en sept. Mes parents viennent déjeuner.
-          Je ne savais pas
-          C'est normal, ça s'est décidé ce matin. Je voulais te le dire, mais tu avais l'air passionné par un livre, que je n'ai pas voulu te déranger.
-          Ca n'aurait pas été grave tu sais, dit-il en agitant sa baguette qui fit voler la vaisselle sur la table.
-          Et que lisais tu ? Ca avait l'air intéressant
-          Oui, en fait, je ne t'en ai pas parlé hier soir. Je n'en ai parlé à personne d'ailleurs.
Harry lui raconta alors l'histoire que James lui avait dit en rentrant de Poudlard.
-          Et ça t'intéresse ?
-          J'avoue que James a attisé ma curiosité. Il m'a dit qu'il y avait des choses très importantes que je devais savoir. De toute façon, je n'ai rien a perdre.
-          D'accord. Je dois avouer que notre fils est aussi curieux que toi à son âge.
 
Harry sourit, et aida Ginny à finir de préparer à manger. Molly et Arthur arrivèrent. Le déjeuner se passa bien. Molly proposa un dîner dans la semaine pour prévoir qui recevrait pour Noël, et pour le jour de l'an. Le mercredi suivant fut convenu, et les chouettes envoyèrent des messages à toute la grande famille pour prévenir.
 
Puis dans l'après-midi, après que les parents de Ginny soient partis, Harry se remit à la lecture.
 « Cet été là, tout a commencé à changer. Tom et moi étions à l'orphelinat depuis environ trois semaines (plus ou moins). Un midi, j'étais assise seule à une table et j'étais en train de manger. Tom est venu s'installer à ma table pour manger. Alors que nous discutions de Poudlard, White Owl est arrivée avec deux lettres. Une pour moi, et une pour Tom. Lui n'avait pas acheté d'animaux, et c'est tout naturellement que je lui avais proposé, lors de notre première année, d'utiliser ma chouette si il en avait besoin. Depuis, White Owl nous donnait nos lettres de Poudlard en même temps. Donc comme je le disais, nous avons reçu notre lettre avec notre liste de fournitures. Je regardais d'abord cette liste pour voir ce qu'il y avait à peu près à acheter, puis je regardais la lettre qui l'accompagnait. Il avait le ticket de train, l'heure et la date de la rentrée. C'est alors que j'observais qu'il avait un paragraphe de plus par rapport à d'habitude. En le lisant, j'appris que j'avais été nommée préfète des Serpentards. J'étais très heureuse. C'était l'un de mes souhaits. Devenir prefete. L'objectif de cette année là était passé de simple à double : remplir au mieux mon rôle de préfet, tout en révisant les buses de fin d'année. Mais je ne m'en faisait pas trop pour cette dernière tâche, car étrangement, depuis que j'avais intégré Poudlard, mes notes étaient bien meilleures que celles que j'avais dans le monde moldu.
Lorsque j'ai annoncé ma nomination de préfète à Tom, il me félicita, et ajouta, qu'il était lui aussi nommé préfet. Je l'avais félicité à mon tour. Il m'avait lancé un sourire en guise de remerciement. Il ne souriait pas souvent, mais quand il le faisait, il avait une bonne raison.
La semaine suivante, nous étions sur le Chemin de Traverse pour nos fournitures. Tom n'était allé faire ses courses seul qu'une fois, pour la rentrée de notre première année. Mais depuis que nous y étions allé ensemble pour notre deuxième année, nous avions pris l'habitude de toujours les faire ensemble.
La rentrée arriva, pas assez rapidement au goût de Tom. Poudlard était sa maison. L'orphelinat était un véritable calvaire pour lui.
Cette année-là, dans le Poudlard Express nous devions d'abord nous rendre dans le compartiment des préfets pour une réunion. Elle a durée plus d'une heure. Après nous pouvions retourner avec les autres élèves, et surveiller de temps en temps le couloir, et les élèves. Je n'ai pas pu retrouver mon amie Ariana dans le Poudlard express, et je me suis retrouvée dans un compartiment ou il avait des premières années. En voyant mon insigne, ils n'ont pas arrêté de me poser des questions sur tout : comment être nommé préfet, en quelle année, comment se passent les cours,.... Il m'ont posés toutes les questions possibles et inimaginables. Au début c'était mignon, car je les sentais excités mais aussi inquiets, mais c'est devenu rapidement pénibles.
Lorsque le train s'est arrêté, je les ai guidé, ainsi que d'autres, vers la personne qui devait s'occuper des premières années.
 
J'ai enfin retrouvé mon amie Ariana à la Grande Salle. Nous ne nous étions pas croisée à la gare ni dans le train. En attendant la traditionnelle répartition, nous nous sommes installées à notre table. Nous avons discuté et je lui ai annoncé que j'étais préfète. Elle était super heureuse pour moi.
-          C'est géniale que tu le sois !
-          Ouais, je m'y attendais pas vraiment je pensais que ça serai plutôt toi qui le serai.
-          Non. Les profs n'ont rien à te reprocher, tu as des supers notes, et tu as un comportement exemplaire. Regarde tu sais être agréable avec tout le monde tout en sachant te faire respecter, même de ces idiots de Gryffondors, ce qui n'est pas une tâche facile crois moi !
-          Si tu le dis. Et je t'ai pas dit, à propos de Tom, lui aussi est nommé préfet cette année.
-          Quoi !!? dit-elle, surprise.
 
Nous n'avions pas pu continuer notre conversation. Les nouveaux premières années arrivaient, et Ariana et moi adorions regarder la Répartition. C'était le moment où nous voyions quelles étaient nos nouvelles recrues, et nous les comparions toujours avec celles des autres maisons.
Le professeur Dippet, notre directeur se leva ensuite pour annoncer les différentes nominations des préfets et préfets en chef. Il commença par les Gryffondors. Les préfets choisis étaient deux bons élèves, mais que je ne supportais pas. Chez les Serdaigles, figurait une peste, et le cousin d'Ariana. Lui était quelqu'un d'agréable. Chez les Poufsouffles, je ne connaissais pas très bien les deux nommés, mais il me semblait qu'ils étaient sympathiques, du moins pendant les cours que nous avions en commun. Et enfin il arriva à nous. Ariana souriait dans ma direction. Les deux préfets en chef désignés étaient un Poufsouffle et un Serdaigle. Tom et moi les avions rencontrés dans le compartiment des préfets, dans le train. Je ne m'empêchais pas de penser une chose. Au moins cette année il n'y aurai pas de guerre entre Gryffondor et nous sur le plan des préfets en chef.
 
            L'année a commencé en tant que préfet dès le lendemain, avec la traditionnelle distribution des emplois du temps. Sauf que cette fois-ci c'est Tom et moi qui le faisions, comme nous sommes des préfets. Et en tant que préfet, tous les soirs nous devions faire une ronde. Chacun avait sa « partie » à faire, que les deux préfets en chef nous avaient donné dans le train. Au moins cette année, la ronde était bien organisée. Je ne sais pas si c'était comme ça aussi les années précédentes. On verra bien l'année prochaine, comme il y aura de nouveaux préfets en chef (les préfets sont choisis à partir de la cinquième année, et les préfets en chef sont obligatoirement des septièmes années).
 
            Ca faisait maintenant plusieurs semaines que l'on était à Poudlard. Et, je dois dire mon cher journal, qu'à cette époque là je commençais à me poser des questions. Je te dis ça parce qu'un des préfets a retrouvé quelqu'un de pétrifié dans un couloir pendant sa ronde du soir. Et il y avait un message sur le mur « La chambre des secrets a été ouverte, ennemis de l'héritier prenez garde. » On aurait dit qu'il avait été écrit avec de la peinture, mais j'ai entendu les professeurs dire que c'était du sang. C'était vraiment horrible. Je ne savais pas exactement ce qu'était la chambre des secrets, mais il me semblait que ça remontait à l'époque des fondateurs. C'est en lisant plusieurs livres à la bibliothèque que j'ai découvert ce que c'était. C'est une pièce qui a été créée par Salazar Serpentard, avant son départ après la dispute avec les autres fondateurs sur qui admettre à Poudlard. Elle abriterai un monstre, mais personne ne sait ce que c'est ni qui est le fameux héritier.
 
            Dans les semaines qui suivirent la première agression, d'autres élèves ont été pétrifiés. Je ne supportais pas que les profs n'arrivent à rien, alors j'avais pris les choses en main. Et j'ai mené mon enquête. Les victimes étaient toutes des Nés Moldus sans exceptions. Et personne de Serpentard. Je pensais avec certitude que c'est l'un ou l'une de notre maison qui fait ça. Bien que certains de ceux agressés étaient des personnes insupportables, je me mettais à la place des amis et de la famille. Ce doit être horrible.
 
            Et puis le pire est arrivé. Une jeune fille est morte. Elle s'appelait Mimi. Le soir de sa mort, nous avons eu une réunion avec tous les préfets, et prefets-en-chef, les professeurs, et le directeur. Tom avait découvert qui se cachait derrière toutes ces agressions : Rubeus Hagrid, élève de troisième année à Gryffondor. Le monstre était apparemment une acromentule qu'il avait tenté de dresser sans succès. J'avais du mal à en croire mes oreilles, mais les professeurs semblaient le croire, et Tom a reçut une médaille pour Services rendus à l'école. Les professeurs nous ont ensuite demandé d'éviter d'ébruiter l'affaire. Tout ce que nous pouvions dire, c'est que le directeur allait faire une annonce le lendemain lors du déjeuner sur le sujet.
 
            Tout redevint normal, si on peut dire ça comme ça. Je trouvais cela bizarre que ce soit cet élève Rubeus qui a été renvoyé pour cette affaire de chambre des secrets. Il était de Gryffondor. Et cette chambre a été construite par Salazar Serpentard. Il ne pouvait pas être l'héritier de Serpentard, sinon il aurait été envoyé dans notre maison. Je pensais qu'il n'était pas le véritable coupable, et que c'était plutôt un Serpentard l'héritier. De plus, Mimi était morte dans les toilettes des filles du deuxième étage. Depuis, il y avait son fantôme qui les hante et plus aucunes des filles n'y venait. A part peut-être des amies qui lui rendait visite de temps en temps après les cours. Je pensais qu'il fallait que je lui pose quelques questions, parce que la fin de l'année n'était pas loin, et qu'il me fallait une base pour enquêter pendant l'été. (Mimi est morte le 13 juin, et nous reprenons le train le 1er juillet)
 
            Voici les questions que je lui ai posé et ses réponses. Elle a eu du mal a accepter d'y répondre, mais j'ai réussi à la convaincre, en lui disant que j'étais préfète, et que je me devais de trouver qui avait fait tout ça.
1)      Que faisais-tu ici, dans ces toilettes, alors que selon ton emploi du temps, tu avais cours ?
Olive Hornby s'était moquée de mes lunettes, alors je me suis enfermée dans la cabine pour pleurer.
 
2)      Que s'est il passé ?
J'ai entendu un garçon parler, mais ce n'est pas notre langue. C'était comme une langue que l'on aurait inventée. Je n'en ai pas tenu compte, et je suis sortie de ma cabine. J'ai vu deux grands yeux jaunes près de ce lavabo (elle me l'a montré, mais je ne l'ai pas examiné en détails), et je suis morte, d'un coup. Je n'ai pas vu ce qui m'a tuée.
 
3)      Qui était ce garçon ? Etait-ce Rubeus Hagrid ?
Non ce n'était pas lui. Ce n'était pas sa voix, et il n'est pas le genre de garçon à aller dans les toilettes des filles. Mais je suppose que tu ne le savais pas puisque vos deux maisons sont ennemies depuis toujours. Sinon pour l'identité de la personne, je n'en ai aucune idée. Avant de voir les yeux jaunes, j'ai vu un garçon grand, et ses cheveux étaient noirs. Après, je suis morte. C'est tout ce que je pourrai te dire à propos de lui. Je n'ai vraiment aucune idée de qui ça peut bien être, et ça m'étonne que tu t'intéresse à moi, et à ce qui m'est arrivé. Tu es une Serpentarde, et les Serpentards ne sont pas les premiers à aller vers ceux qui ne sont pas de leur maison. Tu leur ressembles beaucoup, tout en étant différente sur certains points. Maintenant je vais te laisser. Je dois aller hanter cette très chère Olive Hornby.
 
            Je n'ai pas pu avoir d'autres informations au sujet de sa mort, et la fin de l'année est arrivée très rapidement. J'attends maintenant d'avoir mes résultats des BUSE et ensuite je me concentrerai sur mon enquête, sans en parler à personne, par même à Tom ou Ariana, ou même les professeurs. Sauf à toi, cher journal. »
 
 
            Harry reposa le journal. C'était la fin de l'après-midi. Encore une fois, la lecture ne lui apportait pas de grandes informations. S'il n'avait pas découvert lui-même la Chambre, il en aurait sans doute beaucoup appris. Mais pour le moment, il arrêta de lire, et se décida à continuer plus tard. Pour l'instant, il avait promis une partie de Quidditch à ses enfants. Il alla chercher Ginny et leurs trois enfants et se séparèrent en deux équipes, avec un adulte dans chaque. Albus fut avec son père et sa s½ur Lily. James était avec sa mère. Ils changèrent ensuite plusieurs fois les équipes. Au bout de trois heures, la nuit était déjà bien tombée. La famille se décida à rentrer. Après une bonne douche, ils préparèrent le diner tous ensemble, et se fut une bonne soirée.
 

Le journal d'Elena John - Chapitre 3 03/09/2013

Chapitre 3 : De découverte en découverte
 
            Le lendemain, Harry et Ginny avaient pris quelques jours de vacances pour profiter de leurs enfants. Ils n'allèrent donc pas travailler pour le plus grand plaisir de ces derniers. De plus Ron et Hermione, avaient fait de même. La grande famille se voyait donc presque tous les jours, chez les uns un jour, chez les autres, un autre jour. Harry en oublia le journal qu'il avait précieusement rangé. Puis, les cours des enfants reprirent, et les adultes retournèrent au travail.
Un soir, quelques jours après la reprise, Harry se souvint du journal. Il décida donc d'en lire une partie.
 
            « J'ai continué a cherché le véritable coupable, pendant tout l'été. J'ai d'abord rayé de ma liste des suspects tous les Gryffondors. Hagrid faisait parti de cette maison, et je ne voyais pas pourquoi l'un d'entre eux, aurait souhaité son renvoi. Au fur et a mesure de mes réflexions, j'en ai rapidement conclu que le coupable ne se trouvait pas chez les Serdaigles ni chez les Poufsouffles, puisqu'il y a des victimes dans chacune de ces maisons. Il ne restait plus que nous. Il n'y en avait pas dans la notre. Indice, ou simple coïncidence ? Je ne savais pas. J'ai donc continué. Ma liste s'est donc réduite aux Serpentards. Déjà, je pouvais m'y retirer, je savais bien que ce n'était pas moi. Puis en me référant à ce que m'avait dit Mimi : « j'étais partie me refugier dans les toilettes des filles, oui, mais c'était un garçon qui a parlé. » Donc toutes les filles sont a éliminer. Ma liste s'est réduite de moitié presque. Et puis je me suis arrêtée là. J'attendais mes résultats, et je n'arrivais pas à me concentrer.
 
            Enfin nous les avons reçu, vers la mi-juillet et je les ai tous eu ! Voici le détail de mes résultats :
-          Astronomie : E
-          Soins aux créatures magiques : O
-          Sortilèges : O
-          Défense contre les forces du Mal : O
-          Etude des runes : E
-          Botanique : E
-          Histoire de la magie : A (ce n'était pas ma matière forte, je dois dire)
-          Potions : E
-          Métamorphose : O
 
Quand à Tom, il ne m'a pas montré sa feuille de résultats, il m'a dit qu'il avait eu partout des O. Ca ne m'étonnerai pas de lui. Il m'a demandé les miens, et je les lui ai montré. Pendant, quelques secondes, on aurait dit que son visage exprimait de l'étonnement, et j'ai cru apercevoir un léger sourire. Il m'a rendu ma fiche en me lançant un rapide félicitation. Je l'ai remercié et lui ai rendu ses félicitations.
Le sourire qu'il avait fait quelques instants auparavant, était surement un des rares qu'il ait fait. Je me suis surprise en pensant que Tom, déjà beau, le serait plus s'il acceptait de sourire plus souvent, mais que son petit coté mystérieux m'attirait.
 
            Pendant les quelques jours qui suivirent, à part quelques repas que nous prenions ensemble, Tom et moi ne nous voyions presque pas.
J'ai fini par réduire ma liste à quelques noms. Tom en faisait parti. Il y avait aussi : Macnair, Avery, Mulciber, Rosier, et Travers. Je n'arrivais pas à trouver parmi cette liste, alors je me suis dit qu'à Poudlard, avec l'aide de Mimi, et en étudiant un peu les lieux, je pourrai trouver. Je me suis arrêtée là donc.
 
            Je passais le reste de mon été avec Andrew, le petit garçon moldu qui était dans l'orphelinat, et avec qui je m'entendais bien. Evidement je ne pouvais pas lui parler de Poudlard, et ce que Tom et moi nous y faisions. Je lui donnais l'image d'une très grande école ou seuls les élèves inscrits très longtemps à l'avance par leurs parents, ou quelqu'un de leur famille pouvaient y rentrer. Je lui racontais que Tom et moi avions eu beaucoup de chance, car nos parents étaient morts alors que nous étions bébés. Il avait l'air impressionné. Je lui ai dit qu'un jour, peut-être, je lui montrerai ce qu'on y apprend, mais que pour le moment, je n'en avais pas le droit, et que si je le montrais quand même, je risquais d'être renvoyée.
Lorsque je n'étais pas avec Andrew, j'observais Tom. Il m'obsédait de plus en plus. Il partait souvent, et des fois pour toute la journée.
 
            Un jour, vers la fin de l'été, Andrew a été adopté par une famille. J'étais triste, mais heureuse pour lui. Je lui ai promis que je saurai toujours le retrouver, et que je lui enverrais ma chouette que j'avais dressée à mon école pour lui envoyer des lettres. Il était content de savoir que je tenais à lui.
 
            La rentrée eut lieu quelques jours plus tars, le 1er septembre, comme toujours. Après la réunion dans le compartiment des préfets, je rejoignais Ariana dans un compartiment, avec d'autres sixièmes année de Serpentard. A la sortie, avec d'autres préfets, nous guidions les premières années vers les barques.
 
            Quelques jours après, je me suis établie un emploi du temps en plus de celui donné pour les matières (d'ailleurs j'ai décidé de les continuer toutes, puisque j'ai été accepté dans toutes). Le jour, j'étais l'élève, la préfète de Serpentard, la nuit, après mes devoirs, j'étais celle qui souhaitait plus que tout trouver le véritable coupable, celui qui avait ouvert cette chambre. Je ne savais pas ce qu'elle contenait, mais je me suis dit qu'elle pouvait abriter quelque chose en rapport avec Salazar Serpentard, quelque chose comme un serpent super dangereux...
Au début, j'arrivais a le suivre, mais c'est rapidement devenu difficile, je me couchais tard, et me levais tôt.
Et puis j'ai fini par redemander de l'aide à Mimi, environ un mois après la rentrée.
 
-          Et comment veux tu que je t'aide ? Je t'ai déjà dit tout ce que je savais !
-          C'est ce que tu penses, mais peut être qu'il y a quelque chose qu'on a loupé.
-          Comme quoi ?
-          Je ne sais pas. Mais je vais faire le point avec toi, en te donnant une liste d'élèves qui aurait pu te tuer en ouvrant la Chambre l'année dernière. Tu vas me dire si tu penses que ça pourrait être lui ou non et pourquoi. Je te promet que ça peut m'aider.
-          Ok, si tu le dit, mais fait vite.
-          Promis. Ils sont tous de Serpentard. Le premier est Macnair.
-          ... Non... Non je ne crois pas, il a une voix trop grave pour être celui que j'ai entendu.
-          Ok. Je note... Avery ?
-          Ses cheveux sont bruns, pas noirs. Ce n'est pas lui.
-          Sûre ?
-          Oui ! dit Mimi avec impatience.
-          Mulciber ?
-          Trop petit !
-          S...
-          Oui ! et ne m'interromps pas !
-          Travers ?
-          Lui entrer dans les toilettes des filles ? Tu te fiches de moi ? Ce n'est pas son genre !
-          Pas faux. Bonne remarque Mimi.
-          Rosier ?
-          Ca pourrait être lui.
-          Je peux savoir pourquoi ?
-          Je ne sais pas. Je l'ai toujours trouvé bizarre.
-          Ok... et le dernier nom que j'ai, c'est Jedusor.
-          Tom... Tom...
-          Quoi Tom ? Tu penses que c'est lui ?
-          Oui, il y a des chances, même si c'est le meilleur élève, je l'ai toujours trouvé trop parfait, pour ne rien cacher.
-          C'est bizarre Mimi...
-          Quoi ? Tu ne vas pas me dire que tu ne penses pas un minimum comme moi ?
-          Mimi, ce n'est pas ça, mais je crois que tu as raison.
-          Sur Jedusor ?
-          Oui. Mais pas parce que me sauterait à l'½il, mais en y réfléchissant, tu as écarté presque tous mes suspects sauf Rosier et Tom. Rosier, je ne le vois pas faire ça. Mais Tom a peut-être ses raisons, et cet été, il a été très étrange.
-          Il l'a toujours un peu... Attends comment ça « cet été » ? Tu l'as vu ? Vous êtes ensemble ? Oh jamais je ne l'aurais deviné ! Toi et Jedusor !
-          Oh calme toi un peu Mimi, tu t'enflammes ! Tom et moi vivons dans le même orphelinat depuis notre naissance, on s'est toujours connu, et tous les étés on y retourne. C'est peut-être pour ça... Mimi tu es géniale tu le sais ça !? Bon je dois y aller il est tard, et ça paraitrai bizarre que je ne sois toujours pas rentrée de ma ronde. Encore merci Mimi !
-          Mais !
-          Je reviendrai te voir Mimi c'est promis !
 
J'étais partie en courant. Tout était devenu clair. Tom était le coupable. Il n'aimait pas réellement les moldus, alors des sorciers ayant leurs parents moldus ne devaient pas beaucoup lui plaire. Et il est assez intelligent et rusé pour faire accuser Hagrid à sa place et ensuite arrêter de faire des victimes pour faire croire qu'il ne s'était pas trompé !
En rentrant à la salle commune tout le monde dormait, mais je savais que tôt ou tard, je verrais Tom. Et nous aurions une discussion.
 
Dès le lendemain, j'ai réussi à le coincer alors que nous étions en potions.
-          Tom, il faut qu'on parle, c'est urgent.
-          Installe toi à coté de moi tout à l'heure en histoire de la magie. Binns ne verra pas qu'on parle. Il ne voit jamais rien. J'espère pour toi que c'est important.
-          Ne commence pas à m'envoyer balader, si je veux te parler immédiatement, c'est que c'est urgent. Et je ne suis pas sûre qu'un cours soit très adapté pour le genre de conversation que je voudrai avoir avec toi.
-          Bon et bien, ou et quand ?
-          Ce soir, 19h dans la Grande Salle. Avant que tout le monde arrive pour le dîner. Ca nous laisse une heure, ce qui devrait aller.
-          D'accord.
 
Comme je le pensais, il n'y avait personne dans la Grande Salle, à part quelques premières année par ci par là. C'est vrai qu'à leur âge, nous n'avions pas autant de devoirs que maintenant. Je me suis installée et j'attendis. Lorsque Tom apparut, les petits le regardèrent, s'écartèrent pour le laisser passer et partirent, voyant que nous avions besoin de parler sans que personne ne nous écoute.
-          Alors, qu'est ce qu'il y a de si urgent ?
-          Je sais.
-          Tu sais quoi ? Comment me faire perdre mon temps ?
-          Je ne te connaissais pas aussi agressif envers moi. Mais laissons tomber. Ce que je voulais te dire, c'est que je sais. Je sais tout.
-          Tout quoi ? Arrête de me faire mariner comme ça !
-          Je sais que c'est toi qui a ouvert la Chambre des Secrets l'année dernière, toi qui a ordonné à la chose cachée à l'intérieur, sûrement un serpent, d'attaquer ceux qui ont été pétrifiés et sur Mimi qui est morte, toi aussi qui a fait accusé Hagrid qui n'a rien fait, pour couvrir tes traces !
 
Je m'avais emporté, mais lui était resté calme. Il avait eu un silence pendant lequel je me disais que tout cela était ridicule, et que je m'étais totalement trompée.
 
-          Tu es plus intelligente que je ne le croyais. Je ne nie pas. Tout ce que tu as dis est vrai. Tu as oublié de préciser, mais peut être n'y as-tu pas pensé, que je suis l'héritier de Serpentard. Je peux contrôler le serpent qui est dans la Chambre. D'ailleurs, puisqu'on en est aux révélations, c'est un basilic. Il tue par un simple regard.
-          Et tu as fait ça juste parce que tu n'aimes pas les moldus, et que tu penses que ceux qui ont leurs deux parents moldus, ne « méritent » pas d'étudier la magie ? Tu le pense, comme Serpentard l'a pensé avant toi ?
-          Oui. De plus j'ai découvert cet été, que mon père n'était qu'un sale moldu qui a abandonné ma mère quand il a su qu'elle était une sorcière. C'était un lâche.
-          C'était ? Il est mort ?
-          A ton avis, ou est ce que j'étais, cet été lorsque je n'étais pas à l'orphelinat ?
-          Tu as tué ton père c'est ça ?
-          C'est exact, tu comprends vite ma belle. J'ai tué aussi mes grands-parents, et je me suis débrouillé pour faire accuser mon oncle.
-          Tu m'as l'air très doué pour faire accuser les autres à ta place.
-          C'est simple comme bonjour.
-          Et ces élèves qui te suivent comme des petits chiens quand c'est possible ? Tu me raconte ?
-          Embauchés.
-          Pour ?
-          Me servir pour plus tard.
-          ... ?
-          J'explore différente sortes de magie en dehors de celle qu'on nous apprend ici. La magie noire, par exemple, m'intéresse pas mal je dois dire.
-          Noire ? Tu sais que ça peut être très dangereux ?
-          Et alors ?
-          Alors je veux en être.
 

Le journal d'Elena John - Chapitre 4 07/09/2013

Chapitre 4 : Un rôle important
 
Je ne savais pas ce qui m'avais pris à ce moment là, et je crois qu'il était assez surpris lui-même par ce que je venais de dire. Mais il avait raison sur certains points. La magie noire, est une magie dangereuse, mais puissante. Et puis, son père était un lâche, Tom avait raison. Son père n'aurait pas dû abandonner sa mère. Il aurait dû assumer le fait d'avoir un enfant. Je le comprenait. Au fond, il avait de quoi être énervé contre son père. Je ne dis pas qu'il aurait dû le tuer. Mais bon passons.
Tom avait l'air étonné par ce que je venais de lui dire. Il n'avait pas l'air d'avoir prévu ce coup. Au bout d'un moment, il me dit :
-          Tu es sûre ?
-          Oui. Pourquoi ?
-          Je ne veux pas que tu me rejoignes, pour déserter ensuite. Si tu t'engages, tu ne pourras plus reculer. On est bien d'accord sur ce point ?
-          Tom, je suis sûre de ce que je dis. Je suis très sérieuse. Ton père t'a fait du mal, peut-être inconsciemment, mais il t'en a fait. Je ne veux pas que ça se reproduise. Je ne veux pas que tu souffres. Je ne veux plus que tu souffres. Alors, c'est décidé. Je m'engage auprès de toi, et de ceux à que tu as déjà recruté.
-          Alors, tu acceptes de faire ce que je te demanderai ?
-          Oui.
-          Et si tu dois utiliser la magie noire ?
-          Je l'utiliserai.
-          Je ne sais pas si tu en seras capable...
-          Pourquoi cela ? Tu crois sérieusement que je suis une incapable ? Mes compétences en cours, mes résultats aux Buses ne te prouvent pas que j'ai du potentiel ?
-          Si. D'accord. Bon... Ecoute, on en reparle à la Salle Commune après le dîner. Des oreilles indiscrètes arrivent, et je ne veux pas que notre conversation soient entendue.
 
Nous avons pris notre repas ensemble. Certains avaient l'air d'être étonnés. Tom et moi ne prenions que rarement nos repas ensemble. Nous nous voyions pour nos devoirs de préfets, pour les cours, nos devoirs à rendre, mais rarement pour d'autres raisons. Ariana n'arrêtait pas de m'envoyer des regards interrogatifs, et je lui avait fait signe de laisser tomber, et que je lui expliquerai plus tard.
 
Avec Tom, nous nous sommes dépêchés de prendre notre repas, et nous sommes partis dans les premiers. J'avais dit à Ariana de ne pas s'inquiéter, mais que Tom et moi devions avoir une discussion importante. Une fois arrivés à la salle commune, Tom m'a dit :
-          Bon, c'est d'accord. J'accepte que tu rejoignes mes troupes.
-          Merci de me faire confiance.
-          Je t'ai toujours confiance, on se connait depuis toujours, et j'ai appris à te connaître, et... oui, j'ai appris à te faire confiance.
-          Je te remercie encore pour ta confiance. Et j'espère ne pas te décevoir.
-          Tu as intérêt. Tu me connais assez pour savoir de quoi je suis capable.
-          Oui, je le sais.
-          D'accord. Je vais te confier une première mission.
-          Laquelle ?
-          Je n'ai recruté que peu de personne. Je souhaite que tu t'occupes d'en parler chez les Serpentards. Quand tu trouveras des personnes intéressées, et tu en trouveras, tu devras me les amener, et je m'en occuperai ensuite.
-          C'est tout ?
-          Oui. Mais bien sûr, tu devras te faire assez discrète, pour que personne, je dis bien personne, en dehors des Serpentards, ne soit au courant.
-          Pas de problème.
-          Bien. Je te demande aussi de me faire un rapport régulier.
-          D'accord.
 
Les autres ont commencés à arriver dans la salle commune. Alors nous nous sommes séparés sur ces mots. Ariana m'a poursuivi dans le dortoir quand elle a vu que j'y allais. Elle m'a harcelée pendant un moment. Je ne pouvais lui répéter toute ma conversation avec Tom, elle l'aurait prendrait pour un fou. J'ai décidé à ce moment là de me ranger de son coté. Et je ne savais pas si Ariana était capable de le suivre, et qu'elle approuverait ses idées. Alors je me suis dit, qu'il ne servait à rien de lui dire ce que Tom m'avait dit. J'ai décidé donc de lui dire tout simplement que lui et moi avions discuté de choses et d'autres. J'étais restée très vague.
-          Discuté de choses et d'autres ?
-          Oui.
-          Arrête on se connait depuis notre première année, et tu m'as toujours dit que toi et lui aviez grandi ensemble dans cet orphelinat.
-          Et qu'est ce que ça à avoir le fait que nous avons discuté ?
-          Je n'ai pas fini ma chère ! Je pense que tu as des sentiments pour lui depuis toujours, mais qu'ils sont en train de se développer.
-          Non, tu as tord.
-          Si j'ai raison.
-          Non.
-          Si.
-          Non.
-          Si ce n'est pas ça, pourquoi tu lui as donné rendez-vous dans la Grande Salle ? Seulement pour « discuter » ? Vois-tu j'ai du mal à te croire. Ca fait six ans que l'on se connait, que l'on s'est rencontrée, alors tu vas me dire que j'ai raison, ou tu vas me dire pourquoi j'ai tord.
-          OK. Je vais te dire quelque chose. Nous nous sommes vus parce que nous devions parler. Nous sommes préfets je te rappelle, et nous devions nous voir.
-          Je vais me contenter ça ?
-          Et peut-être que je suis attirée par lui c'est vrai... Contente ?
-          Et bah voilà, tu vois quand tu veux !!
-          Promets moi que tu ne lui diras pas, ni à lui ni à personne ?
-          Promis, préfète !
-          Merci.
 
J'étais ensuite partie me coucher. J'avais l'impression qu'elle m'avait crue, et c'était le principal.
Pendant les semaines qui suivirent, j'ai fait ce que Tom m'avait demandé. Je lui envoyait de nouvelles recrues. Les rapports qu'il me demandait, je le lui faisait environ une fois par semaine. Je lui donnait une liste, mise à jour à chaque fois, ou figurait le nom de tous les Serpentards. A coté de chacun de ces noms, il y avait un petit signe, ou une petite lettre qui faisait parti d'un code. Il permettait de nous faire comprendre l'un de l'autre sans se parler. Il suffisait de lire.
 
Voici ce qu'il signifiait :
E : Engagé
AR : A rencontrer
NVPE : Ne veux pas s'engager
 
La liste se complétait au fur et à mesure des jours. Tom semblait content. Il y avait pas mal de E, et la liste des AR se réduisait a vu d'½il. Seuls quelques uns comportait NVPE. A ceux là, nous leur avions lancé un sortilège d'amnésie pour qu'ils ne souviennent pas de ce que nous avions parlé.
Et puis le jour est arrivé où il ne me restait plus qu'Ariana à aller voir. J'avais dit à Tom qu'elle ne souhaiterait sûrement pas s'engager auprès de nous. Il m'avait demandé que quand même essayer. On ne pouvait pas être sûr de sa réponse.
 
-          Tom souhaite savoir si je veux le rejoindre ?
-          Oui.
-          Pour pratiquer la magie noire ?
-          Oui.
-          Et l'utiliser contre les moldus ?
-          En partie.
-          Tu n'es pas sérieuse ?
-          Si.
-          Tu es complètement folle, n'est ce pas ?
-          On pourrai... le croire, mais... j'ai des bonnes raisons de l'avoir rejoint.
-          Tu l'as rejoints ????
-          Oui.
-          Depuis combien de temps ?
-          Depuis la fois ou lui et moi avons discuté, et mangé ensemble dans la Grande Salle, depuis le jour, ou je t'ai dis que je ressentais une certaine attirance pour lui.
-          Ne me dis pas que tu l'as rejoint, que tu as les mêmes idées que lui parce que tu penses ressentir quelque chose pour lui, parce que c'est complètement n'importe quoi !!!
-          Tu ne connais pas son histoire, tu ne sais pas pourquoi il a décidé de faire tout ça, et pourquoi il s'est tourné vers la magie noire !!
-          Alors raconte moi, parce que je comprend pas !
-          Je ne peux pas, j'ai sa confiance, et je ne veux en aucun le blesser !
-          Tu es complètement aveugle, ma pauvre !
-          Va voir au moins Tom !
-          Très bien ! Mais tu ne vas pas bien je te le dis !
 
Nous avions eu cette discussion, disons très animée, peu avant les vacances de Noël, dans notre dortoir. J'avais décidé de lui parler, car nous étions seule. C'était notre première dispute. J'en avais ensuite parlé avec Tom, et quelques heures après ma dispute avec Ariana, bien qu'elle fasse encore la tête, Ariana et Tom se rencontraient, pour la suite de « l'entretien », dans la salle commune. Pendant ce temps, j'occupais ceux qui passaient, pour éviter qu'ils n'entendent la conversation s'ils n'avaient pas rejoint les troupes.
 
-          Elena, vient s'il te plaît, avait dit Tom au bout d'environ trente minutes.
-          Qu'est-ce qu'il y a ?
-          Ariana refuse toujours de nous rejoindre.
-          Ca c'est bien sûr ! avait-elle dit.
-          Je n'ai pas pu la convaincre, et toi non plus. Je propose donc que nous fassions la procédure habituelle.
-          Quelle procédure ?
-          Je pense que tu devrai t'en occuper Tom. Je n'y arriverai pas. C'est mon amie. Ca me ferai bizarre de le lui faire.
-          D'accord. Je m'en occupe.
-          De quoi vous parlez tous les deux je ne comprends rien !?
-          Oubliettes !, avait lancé Tom.
 
Tom avait été si rapide qu'Ariana n'avait rien pu faire. Elle avait oublié toute la journée, et pensait désormais avoir passé une journée banale. Et elle avait oublié aussi leur dispute. J'étais soulagée.
 
            Les vacances de Noël, sont passées assez rapidement, car j'avais pris du retard dans mes devoirs. J'en avais profité, car Tom ne m'avait pas donné de missions, depuis celle du recrutement.
Après les vacances, il ne m'avait rien donné à faire non plus.
Plusieurs mois ont passé, et c'est en Mai, qu'il m'a envoyé une lettre. J'avais une nouvelle mission. Il souhaitait que je vérifie que tous les Serpentards que nous avions engagés, étaient de sang-pur, ou éventuellement des sangs-mêlés, mais surtout pas des enfants de moldus.
Ce travail m'a pris environ un mois. Tous étaient comme Tom le souhaitait : des Sangs-Purs. Il est vrai qu'il est rare que des enfants de moldus se retrouvent à Serpentard. Quelques enfants Sangs-Mêlés, comme Tom, s'y retrouvaient, mais la plupart, avaient des parents sorciers. Je lui avait ensuite envoyé un rapport. Mais le soir du jour où je lui avait envoyé, il m'a rejoint dans la bibliothèque.
-          Elena, il y a un problème dans le rapport que tu m'as envoyé ce matin.
-          Qu'est ce que tu racontes ? J'ai vérifié tout le monde pourtant.
-          A vrai dire il manque une personne.
-          Qui donc ?
-          Toi.
-          Moi ?
-          Oui toi. Tu n'as pas noté tes origines.
-          Mais il y a un problème, Tom. Je ne les connais pas. 
-          Alors, tu vas devoir chercher.
-          Et si je découvre que j'ai des parents moldus ? Tu me demanderas de partir de tes troupes ?
-          Non. Tu m'es très précieuse. Je veux juste, connaitre un peu ton passé. Je ne comprend pas que tu n'ai jamais pensé à chercher tes origines.
-          D'accord, je chercherai.
-          Merci. Et il y a une autre chose que je voudrai que tu fasses.
-          Quoi donc ?
-          D'abord je voudrai te poser une question. Est ce que tu as l'intention de retourner à l'orphelinat cet été ?
-          Je ne sais pas, je n'y ai pas réfléchi, pourquoi ?
-          Et bien, tu vas être majeure demain je crois ?
-          C'est exact.
-          Tu n'es pas obligé d'y rester.
-          Ouais c'est vrai, mais toi, tu n'aura pas dix-sept ans. Tu accepterai de rester seul là-bas ?
-          Je n'irai que pour y dormir, manger, et le reste du temps je n'y serai pas.
-          D'accord...
-          Et donc, revenons à toi. Tu m'as bien dit que tu ne reviendrai pas à l'orphelinat ?
-          Et bien je vais aller y chercher le reste d'affaires que je n'ai pas, et puis ensuite, avec mes quelques économies, j'irai au Chaudron Baveur pour quelques temps, pour me trouver un endroit où vivre.
-          En fait, il y a plusieurs choses que je souhaiterai que tu fasses, comme tu seras majeure, tu me seras très utile.
-          Oui, d'accord qu'est ce que je peux faire ?
-          La première chose, serait comme je te l'ai dit tout à l'heure, me renseigner dès que possible sur tes origines.
 
J'avais pris un parchemin vierge pour y écrire ce qu'il me demandait, et pour être sûre de ne rien oublier.
-          La deuxième serait d'essayer de trouver un endroit où tu pourras habiter définitivement, soit sur le Chemin de Traverse, soit à Pré-au-Lard.
-          Le chaudron Baveur ne te convient pas ?
-          Il va bien pour quelques jours, mais pas pour tout l'été, et pour quand nous serons sortis de Poudlard.
-          Nous ?
-          Je t'expliquerai ça à un autre moment. La troisième chose que je voudrai que tu fasses, c'est voir avec le ministère que ce n'est pas grave que tu ne retournes pas à l'orphelinat, pour que ça ne créer pas de complications avec la directrice, qu'elle ne se demande pas ou tu es passée, comme chez les moldus nous ne sommes majeurs qu'à dix-huit ans.
-          Ok, je vais envoyer une lettre.
-          Bien, et une dernière chose. Dans ta lettre, pourrais tu demander à me prendre en charge cet été ?
-          Te prendre en charge ?
-          Oui. Ce que je voudrai c'est que tu demandes si je peux vivre avec toi cet été, et ne pas retourner dans ce trou à rat qui nous a servi d'orphelinat pendant toutes ces années.
-          Ouais je vais pouvoir m'arranger, mais tu disais il y a quelques minutes que tu n'irai là bas que pour dormir et manger, le reste du temps tu n'y serai pas.
-          Oui mais je vais pas pouvoir y arriver je le sens. Demande leur c'est tout. Et si ils ne veulent pas, disons que je n'irai là bas que pour dormir. Pour manger je me débrouillerai, et je resterai chez toi ou chez d'autres personnes pendant les journées, pour être à l'abri des oreilles indiscrètes de ces pauvres moldus qui nous causeraient des ennuis.
-          D'accord. Je le ferai. Dès demain matin une lettre sera adressée au ministère.
-          Merci. Je dois dire que j'ai de la chance de t'avoir.
-          C'est ce que je me dis. Mais tu me remercieras quand tout sera fait. Autre chose ?
-          Non c'est bon.
-          D'accord.
 
Dès notre retour à la salle commune, j'avais écrit une lettre au ministère, plus précisément au ministre lui-même. Je ne savais pas à qui l'envoyer d'autre. Et puis comme ça, si il me répondait que ce n'était pas à lui de m'adresser mais à telle autre personne, je pourrai renvoyer une deuxième lettre.
Le lendemain, au petit déjeuner, le courrier arriva comme tous les matins. Lorsque White Owl arriva me donna la Gazette du Sorcier comme toujours, je lui ai aussi demandé de porter cette lettre au ministre de la magie. Ariana qui m'avait rejoint avec son assiette remplie pour le petit déjeuner m'avait dit que je n'étais pas gênée d'envoyer une lettre au ministre. Elle me demanda également ce que je lui avait écrit. Je lui avait répondu que c'était une affaire importante, entre lui et moi. Elle n'avait presque pas écoutée la réponse et avait presque hurlé un « BON ANNIVERSAIRE !!!!! ». Tout le monde s'était retourné vers nous deux en souriant, étonnés ou en me souhaitant aussi un bon anniversaire. Elle m'avait dit que maintenant j'étais majeure, et que j'avais le droit d'utiliser la magie en dehors de l'école, et aussi que j'avais intérêt à fêter parce que, je cite, « avoir dix-sept ans, c'est pas tous les jours ! ». J'avais dû lui promettre que cet été elle recevrait une invitation à venir chez moi.
 
La fin de l'année est arrivée très rapidement. Je n'avais pas reçu de réponse du ministre, et je commençais à m'inquiéter.
Dans le train, Tom avait exigé que lui et moi devions avoir un compartiment pour nous seul, et avait posté des « gardes » devant celui que nous avions pris.
-          Tu sais, tu es très importante pour moi. Dans nos activités extrascolaires, tu es mon bras droit.
-          Je ne savais pas que mon rôle dans tes troupes était aussi important.
-          Tu es la seule à qui je confie des missions dans le genre de celles que tu as eu : le recrutement, la recherche sur les origines, et tout ce qui s'en suit. Je suis très fier de toi.
-          Merci.
-          Mais il y a autre chose.
-          Si tu veux parler de la lettre du ministre, j'attends toujours sa réponse. Ca doit faire deux semaines que je lui ai envoyé ma lettre.
-          Je ne veux pas parler de ça. C'est... dans un autre...domaine.
 
Je ne l'avais jamais vu hésiter comme cela, lui qui avait été jusque là très confiant.
-          Quel domaine ?
-          Entre nous ?
-          Nous ?
-          Oui. J'ai découvert récemment que... que j'avais...que j'avais des...
-          Est-... 
-          Avant que tu ne poses ta question, oui c'est ce que tu penses. Je vais te le dire, franchement, c'est difficile pour moi d'en parler. Je n'ai pas l'habitude de ressentir ça, et en général, je refuse d'être submergé par des émotions, je trouve que ça peut handicaper. Mais je ne peux plus lutter, Elena. J'ai des sentiments pour toi. Et ce n'est pas comme ces petits idiots qui n'aiment une personne que pendant un instant, et juste après, c'est fini. J'ai des sentiments qui sont chaque jour de plus en plus fort pour toi.
-          ... Tu m'aimes, c'est ça ?
-          C'est ça...
-          C'est pour ça que tu voulais que tu je trouve un endroit où vivre, ça n'était pas simplement pour moi, pour que je sois débarrassé de cet orphelinat. C'est aussi pour toi, pour nous. Je me trompe ?
-          Non tu ne te trompes pas. Cela fait plusieurs mois que je ressens réellement quelque chose pour toi, et le jour où tu m'as dit que tu voulais réellement t'engager auprès de moi, que je m'en suis vraiment aperçu.
 
Il ne m'avait pas laissée le temps de répondre à ce qu'il venait de me dire. D'ailleurs je ne sais pas ce que j'aurais dit. Il s'était levé, et s'était penché dans ma direction pour m'embrasser. »
 
Harry n'en revenait pas de ce qu'il venait de lire. Lord Voldemort, dans sa jeunesse avait aimé une fille ? Il comprenait maintenant ce que son fils voulait dire par « il y a des choses que tu dois savoir, des choses qui me semblent importantes ». Il avait raison. C'était important. Si seulement il avait pu rencontrer cette femme. Il espérait au fond de lui que cette Elena était toujours en vie pour la rencontrer un jour. Mais si elle était toujours amoureuse de Voldemort, elle ne pardonnerait sûrement pas l'homme qui avait tué son âme s½ur. Harry décida de se coucher. Maintenant il avait encore plus hâte de continuer ce journal. Dès le lendemain, il lierai : au travail s'il avait du temps, pendant qu'il prenait son déjeuner, le soir en revenant du bureau... Il expliquerai que ce journal est un élément important si on lui demandait ce que c'était. Il ne souhaitait pas divulguer de plus amples informations sur ce qu'il contenait. Il expliquerai plus tard. Quand il aurai le temps. Car cette fille avait sans doute eut dans le passé, un rôle très important dans la vie du Tom Jedusor. Elle avait prouvé sans le vouloir, que Tom était capable d'aimer, et ça, Harry soupçonnait qu'elle avait été la seule capable d'un tel exploit. Au fond de lui, il l'admirait.
 

Le journal d'Elena John - Chapitre 5 13/09/2013


Chapitre 5 : Un peu d'histoire.
Le lendemain de sa lecture, Harry ne put lire de la journée à cause de son emploi du temps surchargé. Le soir, il profita de l'absence de Ginny qui était partie quelques jours en voyage avec Luna, pour lire, et tenter de terminer le journal d'Elena. Il avait hâte de savoir ce qu'était devenu la relation entre elle et Tom.
 
            « Il s'était levé, et s'était penché dans ma direction pour m'embrasser. J'avais cru que ça avait duré des heures, et je ne savais pas si des personnes nous avaient vu à travers la fenêtre de la porte du compartiment. Je ne savais même pas si ceux qui gardaient la porte faisaient attention à ce que nous faisions. Mais je m'en fichais. J'étais heureuse, c'est tout. Ce que j'avais dit à Ariana à propos de mon attirance pour Tom, était vrai. Mais ce n'était pas que de l'attirance. C'était plus que ça. Je le sentais. Je le ressentais.
-          Pour moi aussi, c'est plus de l'attirance.
-          Que... ?
-          Je dois te dire que je suis legilimens.
-          Legilimens ? Tu sais utiliser la legilimencie ?
-          Oui. Je me suis entrainé pendant plusieurs semaines, mais j'y arrive bien maintenant, et je dois dire que c'est très utile. Je pense d'ailleurs que je devrai t'apprendre.
-          D'accord, pas de problème. J'ai hâte d'avoir des cours particuliers avec toi.
-          J...
 
Il n'avait pas pu dire quelque chose. Une chouette tapait au carreau du train. C'était White Owl, qui essayait d'entrer. Je lui ai ouvert, et j'avais lu la lettre. Elle venait du ministre !
« Mlle Elena John,
J'ai reçu votre lettre il y a déjà plusieurs jours. Ma réponse a été longue, car je me suis renseigné pour vous.
Tout d'abord, vous pouvez tout à fait ne pas retourner cet été à l'orphelinat où vous avez grandi. Du moment que vous savez où vivre, il n'y a pas de problème. Veillez simplement à récupérer vos éventuelles affaires qui seraient restées là-bas.
La deuxième chose que vous m'avez demandé est le fait de pouvoir héberger ou non votre camarade Tom Jedusor cet été. Je ne vois pas pourquoi le ministère pourrait s'y opposer. Vous êtes majeure, vous avez donc le droit de le recevoir, mais il devra rester quelques jours à l'orphelinat. En effet, vous devez d'abord trouver un endroit officiel où vivre. Dès que ça sera fait, vous pourrez l'accueillir chez vous.
J'espère que ma réponse vous conviendra,
Mes salutations,
Le ministre de la Magie. »
 
-          Regarde Tom, c'est la réponse du Ministre, enfin !
 
Il avait mit quelques instants à la lire.
-          Bon et bien, je vois que tu ne pourras pas m'accueillir chez toi. Surtout que tu n'as pas d'endroits où vivre à part le Chaudron Baveur, et tu n'auras pas le droit de m'avoir là-bas...
-          J'ai une solution pour ça.
-          Laquelle ?
-          En rentrant, je vais aller chercher mes affaires qui sont restées à l'orphelinat, je filerai ensuite au Chaudron Baveur. Une fois installée, j'irai essayer de trouver un travail sur le Chemin de Traverse. Ca me fera un peu d'argent que je pourrai économiser pour pouvoir acheter un endroit où vivre.
-          Tu te rends comptes que tu ne pourras pas acheter tout de suite ?
-          Oui. Je parle d'économiser, pour l'année prochaine, après Poudlard. Je ne pense pas que rester vivre au Chaudron Baveur toute une vie soit dans mes projets, ni dans les tiens.
-          Tu as raison, ça peut être une bonne idée. Je ne pourrai pas venir vivre avec toi, mais c'est déjà ça.
-          Et entre temps, je ferai des recherches sur mes origines comme tu me l'as demandé il y a quelques jours.
-          Merci, de tout ce que tu fais pour moi.
 
Il m'avait de nouveau embrassé pour me remercier j'imagine. Je n'aurai jamais cru ça de lui. Mais c'était une bonne nouvelle. Tom avait beau avoir choisi la voie obscure, il avait aussi de bons côtés. Je crois que je l'aimais vraiment.
 
Le reste du voyage m'avait paru très rapide par rapport aux autres années. Peut-être était-ce dû à la compagnie de Tom, qui, je dois dire, ne me déplaisait vraiment pas.
Arrivés à la gare, nous étions habillés comme toujours comme les moldus, pour ne pas éveiller de soupçons. La directrice de l'école était là comme toujours, pour nous récupérer. En route pour l'orphelinat, elle avait dit :
-          Elena, j'ai reçu une lettre de ton école.
-          Ah oui ?
-          Oui, tu as postulé pour un stage d'été c'est bien ça ?
 
J'avais été surprise à ce qu'elle m'avait dit. Il est vrai que chez les moldus, on est majeur à dix-huit ans, et pas à dix-sept, comme chez les sorciers. Mais je ne m'étais pas attendu à ce que le ministère et l'école imaginent un stage d'été. J'avais mis quelques secondes à répondre.
-          Elena ?
-          Heu oui, désolée Madame. Oui c'est exact, j'avais postulé il y a déjà quelques mois, et comme la réponse tardait, je pensais que j'avais été refusée, comme les places sont rares.
-          Non, tu as été acceptée. Il est dit que le stage commencera dans quelques jours, je ne sais plus la date exacte, alors je te le redirai en arrivant à l'orphelinat.
-          D'accord.
-          Mais dis moi, en quoi consiste ce stage ? Ce doit être important pour que ça dure jusqu'à la rentrée.
-          A vrai dire, on ne nous a pas donné les détails. Mais l'objectif est découvrir ce que nous pouvons faire plus tard, quels métiers existent, comment tout bien gérer. C'est très important.
-          Ca a l'air en tout cas. Et je suis contente que tu puisses y participer. Mais, dis-moi, du coup, les jours que tu vas passer ici avant de repartir, ce seront les derniers dans l'orphelinat...
-          Je crois bien oui. L'été prochain, j'aurai dix-huit ans, et je ne reviendrai pas comme je serai majeure. Vous aurez une nouvelle chambre de libre dès que je partirai à mon stage. Je prendrai toutes les affaires qu'il me reste.
-          D'accord. N'hésite pas à revenir me voir, pour que je vois un peu ce que tu deviens.
-          Pas de problème, je viendrai vous voir de temps en temps.
 
En arrivant à l'orphelinat, la directrice m'avait donné la date de mon « stage » , qui était en fait la date à laquelle je devais partir d'ici. C'était le quatre juillet, trois jours plus tard. Pendant ces trois jours, j'ai rangé toutes les affaires qu'il me restait, dans ma valise, et j'ai envoyé une lettre à celui que j'avais toujours considéré comme mon petit frère, Andrew. Il m'a répondu la veille de mon départ pour le Chaudron Baveur. Il avait l'air de bien se plaire dans sa nouvelle famille. Il m'avait demandé mon adresse, pour pouvoir m'envoyer du courrier par la poste, mais la poste moldue, pas la nôtre. J'avais décidé de lui dire que je ne savais pas encore où j'allais habiter après mes études, mais qu'il n'avait pas à s'inquiéter. White Owl saurait toujours où me trouver, même si je devais déménager.
Le lendemain matin, je disais au revoir à la directrice. Je lui disais aussi que Tom venait avec moi dans le bus qui allait m'amener à Londres, et qu'il reviendrai en fin de journée, lorsque je serai repartie.  « Nous voudrions nous dire au revoir. Vous comprenez, nous n'allons pas nous voir pendant ces deux mois. », lui avais-je dis, pour la convaincre. Elle avait acceptée. Je crois que je devais assez douée pour convaincre quelqu'un sans utiliser la magie.
 
Comme Tom n'avait pas encore dix-sept ans, il n'avait pas le droit de transplaner. Nous avons donc utilisé le transplanage d'escorte. Nous sommes donc arrivés au Chaudron Baveur, où j'avais prévenu de notre arrivée, et où j'avais réservé une chambre. Le patron du bar, nous y accompagné, et Tom m'avais aidée à m'installer. Pendant le reste de la journée, Tom et moi, avions cherché sur le Chemin de Traverse, quelqu'un qui m'accepterai pour travailler pendant l'été. En fin d'après-midi, j'avais trouvé un emploi chez Fleury et Bott. Je travaillais à la librairie trois jours par semaine, plus quelques heures de temps en temps, lorsque le patron avait besoins d'un peu d'aide supplémentaire. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était déjà ça. Le reste du temps, je me disais que je me consacrerai à mes recherches. Tom était d'accord avec ça. Il avait également ajouté qu'il me rendrait régulièrement visite.
 
Pendant ces deux mois de vacances, j'avais été très occupée. Fleury et Bott me prenait pas mal de temps. J'avais reçu ma lettre de Poudlard, qui donnait les informations « normales » : jour et heure de la rentrée. Mais, j'avais remarqué que la lettre était plus longue de d'habitude. Elle m'annonçait que j'étais nommée préfète en chef ! Jamais je n'avais espéré pouvoir l'être ! Sur l'autre feuille, il y avait la liste des livres. Mon patron avait eu la gentillesse de m'offrir gratuitement les miens.
A partir du moment où les élèves ont reçu leur liste, j'ai fait, en plus des horaires habituels, des extras certains jours.
 
Quand je n'étais pas en train de me balader, ou à la boutique, ou avec Tom, je faisais mes recherches pour savoir qui étaient mes parents. J'avais eu l'idée d'aller voir Ollivander, le vendeur de baguettes magiques. Il m'avait dit qu'il se souvenait de toutes les baguettes qu'il avait vendu. Peut-être en avait-il vendu à mes parents. C'est vers la fin juillet que je suis allée lui rendre visite.
-          Bonjour Mr Ollivander.
-          Bonjour Mlle.
-          Vous vous souvenez de moi ? Je suis...
-          Elena John. Oui je me souviens. Que puis-je pour vous ? Vous avez besoin d'une nouvelle baguette ?
-          Non, ce n'est pas au sujet de ma baguette que je viens vous voir. A vrai dire, je souhaiterai savoir si vous vous souveniez avoir vendu une baguette à mes parents ?
-          Alaric John, et Erica James, puis John. Oui je me souviens d'eux comme si c'était hier. Je suis désolée pour vous Mlle, j'étais triste lorsque j'ai appris leur mort.
-          Que savez vous à propos d'eux ?
-          Tout deux étaient de sang-pur, et sont allés à Serpentard. Ils se sont mariés deux ou trois ans après la fin de leurs études. Mais, votre père est mort au bout de seulement quelques années. J'ai ensuite appris que votre mère est décédée quelques mois après. Des rumeurs disaient qu'elle avait accouché peu avant sa mort, mais rien de bien précis. On ne savait pas si c'était vrai. Mais ça s'est avéré vrai, lorsque je vous ai rencontrée il y déjà six ans.
-          Vous ne savez rien d'autres sur eux ?
-          Non je suis désolé c'est tout dont je me souviens.
-          Merci, et ne vous inquiétez pas, c'est déjà beaucoup.
-          Si vous souhaitez autre chose, n'hésitez pas à me demander. 
-          D'accord, encore merci, Mr.
 
Alors mes parents avaient été tous les deux des sorciers. Peut-être m'avaient-ils légué quelque chose ? Je devais vérifier cela. Je devais envoyer une nouvelle lettre au ministre, pour savoir à qui je devais m'adresser. Cette fois-ci, il n'avait mis que quelques jours à me répondre.
« Mlle John,
Je vais finir par croire que vous ne pouvez pas vous passez de moi.
Mais j'ignorais que vous faisiez parti de la famille d'Alaric et Erica John. Il est vrai qu'ils avaient laissé un héritage. Mais je pense que nous devrions nous voir face à face pour régler tous les détails. Sachant que vous reprenez les cours le 1er septembre pour votre dernière année à Poudlard, si je ne me trompe pas, je pense que nous devrions pouvoir nous rencontrer, le 10 août.
Envoyez moi votre chouette pour confirmer ou non la date.
 
Le ministre de la magie. »
 
Je lui avait donné une réponse immédiatement, en lui disant que j'acceptais. J'avais donc rendez-vous le 10 août au ministère de la magie. Le ministre m'avait renvoyé une nouvelle lettre pour dire comment accéder au ministère.
 
Je n'avais pas parlé de ça à Tom. Je voulais attendre d'avoir passé le rendez-vous avec le ministre. D'ailleurs, Tom venait de moins en moins souvent me voir. Et je ne pouvais pas lui rendre visite à cause de la directrice qui me croyait déjà à Poudlard.
Le rendez-vous avec le ministre était arrivé plus vite que je ne le croyais. Il y avait en effet un héritage pour moi, mais comme j'avais habité tout le temps à l'orphelinat moldu, et que je ne m'étais jamais manifesté, cet héritage avait été un peu oublié. Donc en gros, mon père à sa mort avait laissé à ma mère le manoir dans lequel ils habitaient, et un peu d'argent. Ma mère m'avait à son tour légué ce manoir, l'argent de mon père, et son argent à elle. Je n'en avais jamais imaginé autant. J'avais remercié le ministre de m'avoir accordé ce temps. Juste avant de partir, il m'avait donné le lieu où se trouvait le manoir de mes parents. Il était situé à Pré-au-Lard. C'était un lieu que je connaissais bien grâce aux sorties organisées par l'école.
 
En rentrant au Chaudron Baveur, je m'étais dit que j'allais quitter cette chambre que j'habitais depuis un peu plus d'un mois. D'ailleurs mon contrat avec Fleury et Bott prenait fin, ce qui m'arrangeait. J'allais pouvoir m'installer dans mon nouveau chez moi. Avant de rassembler mes affaires, j'avais envoyé une lettre à Tom pour le prévenir de toutes mes découvertes, et je lui avait donné ma nouvelle adresse, au cas où il essaierai de me joindre, ou de me voir. J'avais ensuite rangé ma valise, payé la chambre, remercié le patron pour son accueil, et j'étais partie en transplanant. En arrivant à Pré-au-Lard, j'avais mis un petit bout de temps à trouver le manoir. Il se trouvait un peu en retrait par rapport aux boutiques que j'avais l'habitude de visiter. Mais il était vraiment grand. Je n'étais pas sûre d'avoir le temps de m'en occuper entièrement pendant les vingt jours qu'il restait avant la rentrée. Mais il y avait une chose de sûre. J'étais sûre d'avoir un endroit où vivre à ma sortie de Poudlard.
Pendant le reste des vacances scolaires, je m'étais appliquée à tenter de tout nettoyer et ranger avant la rentrée. J'aurai pu prendre un elfe de maison, mais je n'en avais pas envie. Je voulais tout faire moi-même.
 
Le 1er septembre arriva très rapidement. A 10h30, je transplanais avec ma valise à la gare, directement dans la voie 9¾. Il est vrai que j'aurai pu aller directement de Pré-au-Lard à Poudlard, sans passer par le train, mais j'avais des obligations en tant que préfète-en-chef. Je me demandais qui était mon alter ego masculin. Peut-être Tom ? Mais ça serai vraiment bizarre que ce soient deux Serpentards les préfets-en-chef.
J'étais arrivée exprès un peu en avance pour aider les nouveaux premières année à s'installer dans le train, et leur expliquer que s'ils avaient des questions, ils pourraient venir me voir dans le compartiment des préfets à n'importe quel moment pendant le trajet. Les premieres année étaient toujours les mêmes : toujours aussi timides. Ca me faisait toujours rire, tout en me faisant penser à moi, lorsque j'avais leur âge.
Peu avant le départ, je m'étais dirigée à mon tour vers le compartiment des préfets. Je n'avais pas encore croisé Ariana, mais je savais que j'allais la voir le soir même. Je n'avais pas vu Tom, mais je savais que lui j'allais le voir dans le compartiment. J'avais hâte de savoir si oui ou non c'était bien lui l'autre préfet-en-chef.
 
J'étais arrivée juste après Tom. Lorsqu'il s'est retourné vers moi, je l'ai vu. Son insigne était le même que le mien. Celui d'un préfet-en-chef. Il allait être mon alter ego masculin pendant l'année.
-          Content de te revoir Elena. Tu m'avais manquée pendant ces deux dernières semaines.
-          Toi aussi tu m'as manqué Tom. Je vois que tu es préfet-en-chef. Ca nous fait encore un point commun, avais je dis en souriant.
 
Il m'avait prise dans ses bras, en acquiesçant.
 

Le journal d'Elena John - Chapitre 6 21/09/2013

Chapitre 6 : Une dernière année mémorable
« Il m'avait prise dans ses bras, en acquiesçant. Ça m'avait tellement manqué. Nous nous n'étions pas vu pendant un peu plus de deux semaines, et ça m'avait paru très long. Nous avions ensuite parlé de ce que j'avais découvert à propos de mes parents, le temps que les préfets arrivent pour la traditionnelle réunion. Tom était fier que je sois une sang-pure. A vrai dire, j'étais fière aussi, même si j'avais été étonnée de le savoir, car j'avais fini par croire que mes parents étaient des moldus.
 
Les préfets étaient arrivés au fur et à mesure, quelques minutes après le départ du train. J'avais commencé à parler :
-          Tout le monde est arrivé ? Bien je crois qu'on peut commencer. Comme vous l'avez sans doute remarqué, c'est Tom et moi-même qui sommes les deux préfets-en-chef de cette année.
-          C'est étrange que ce soit deux Serpentards, mais bon on fera avec et puis c'est tout, avait dit le préfet de Gryffondor.
-          C'est exact, vous devrez faire avec, avait ajouté Tom.
-          Ne commencez pas, on n'est même pas arrivé à Poudlard. Bon maintenant reprenons. Je vous propose de commencer cette réunion par nous diviser nos lieux de patrouille, pour chaque soir. Avez-vous des préférences sur ce que vous souhaitez patrouiller ?
 
Ils avaient tous répondu en même temps que non, que ça leur était égal... Cette fois-ci, c'est Tom qui avait suggéré une idée :
-          On peut réutiliser les mêmes que l'année dernière ? Ca nous éviterai de passer beaucoup de temps sur ce point.
Ca me convenait, et ça convenait aussi aux autres, ça nous faisait un point en moins. J'avais ensuite repris la parole :
-          Bien maintenant que c'est fait, j'ai quelques rappels à vous faire. Nous sommes tous préfets, et c'est pour ça que nous sommes responsables des élèves de nos maisons respectives, en particulier des premières année. Comme vous le savez, ce sont les petits nouveaux, et nous devons les aider. Alors la première chose que nous devons faire, c'est dans le train. Je m'explique, les premieres année sont souvent les plus excités mais aussi les plus timides. Ils n'oseront pas poser des questions s'ils en ont, alors montrer qu'ils peuvent avoir confiance en vous. Dites que vous êtes préfets, et que vous etes là pour les aider.
-          D'accord, avaient dit les préfets en ch½ur.
-          Pendant que l'on parle du voyage en train, Tom et moi resteront ici jusqu'à notre arrivée, alors si vous voyez qu'il y a un problème, venez nous faire un rapport immédiatement compris ?
-          Oui.
-          Nous allons maintenant passer à la partie où nous arriverons à Poudlard. Les premières années vont sûrement être déboussolés lorsqu'ils sortiront du train. Alors, vous devrez les diriger vers les barques, leur montrer le chemin. Je continue sur ce soir après le banquet de début d'année. Vous devrez à nouveau diriger les premières années, mais cette fois-ci seulement ceux de votre maison, dans votre salle commune, et expliquerez comment fonctionne le système des dortoirs, des mots de passes pour entrer, ou pour les Serdaigles, le système d'énigme à l'entrée. Je crois que c'est tout. Tom tu as quelque chose à ajouter ?
-          Non je crois que tu as dis tout ce qu'il avait à dire, pour le moment en tout cas.
-          D'accord, avez-vous des questions ? avais-je demandé aux autres préfets.
-          Non, avaient-ils dit quasiment en ch½ur.
La réunion avait prit fin sur ces mots, et les préfets partirent dans différents compartiments. Lorsqu'il n'y  qu'il n'y eut que plus que Tom et moi, il m'avait dit :
-          Tu fais une très bonne préfète-en-chef.
-          Merci Tom. Mais pour nous deux la réunion des préfets n'est pas tout à fait fini. Nous avons encore quelque chose à voir.
-          Qu'est-ce qu'on doit encore voir ? Je pensais que nous avions déjà tout vu avec les autres.
-          Non pas tout à fait. Je ne sais pas si tu as déjà fait attention depuis que nous sommes préfet.
-          Non qu'est ce que tu as remarqué ?
-          Et bien lors de notre cinquième année, donc notre première année en tant que préfet, les deux préfets-en-chef m'ont marqué parce qu'ils étaient très organisés dans tout ce qu'ils faisaient : leurs devoirs de préfets, leurs devoirs donnés par les professeurs, et envers n'importe quels élèves ils étaient agréables, ils aidaient, c'étaient les préfets-en-chef idéaux si je puis dire ça...
-          Nous ferons encore mieux qu'eux !
-          Ca j'en suis sûre ! Mais j'ai remarqué autre chose, avec ceux de l'année dernière. Ils avaient tenté de faire aussi bien que les prédécesseurs, mais j'ai trouvé que c'était un peu moins bien organisé. Il y a tout de même quelque chose que je retiens d'eux.
-          Qu'est-ce-que c'est ?
-          Ils ont organisé une cérémonie de commémoration, en la mémoire de Mimi Geignarde qui est morte pendant notre cinquième année.
-          Et donc ?
-          Et donc, je pense que nous devrions aussi marqué notre passage à Poudlard en tant que préfets-en-chef.
-          Ca peut être intéressant. Tu as une idée ?
-          On pourrait organiser une année spéciale, une année mémorable. Par exemple en organisant des bals, ou des tournois en plus de celui de quidditch.
-          Des tournois ?
-          Un tournoi de bavboules pour les plus jeunes, et pour les plus grands un tournoi de duels.
-          Tu sais que tu m'étonnes de jour en jour. Tu as de bonnes idées, mais je ne sais pas si les professeurs accepteront.
-          Ils nous adorent tous les deux, je pense qu'ils accepteront.
-          Je suis d'accord avec toi.
 
Le reste du trajet s'était passé rapidement. De temps en temps, des élèves venaient nous voir. Mais je n'avais pas vu Ariana. Elle ne savait pas que j'étais préfète-en-chef et peut-être pensait-elle que j'étais dans un autre compartiment avec d'autres Serpentards. Nous nous verrions comme toujours au moment du festin. Tom et moi avions discuté de pleins de choses différentes : nous, ses projets avec ses troupes après Poudlard, nos épreuves d'ASPIC à la fin de l'année...
A l'arrivée, comme les autres préfets, nous avons dirigé les  premières année vers les barques. Nous sommes ensuite partis en direction du château dans les calèches.
Le festin eut lieu comme d'habitude après la cérémonie de répartition  et le discours du directeur.
A la fin du festin, le directeur annonça :
 
 
-          Avant que nous allions tous nous coucher, j'aimerai vous dire deux mots. Je souhaiterai vous présenter les deux nouveaux préfets-en-chef. Exceptionnellement ils sont de la même maison, et j'espère que nous n'auront pas à le regretter. Il s'agit d'Elena John, et de Tom Jedusor. J'espere que vous saurez faire aussi bien que vos prédécesseurs. A vous de marquer votre passage ici en tant que préfet-en-chef, comme les autres l'ont fait avant vous.
 
Il y avait eu pas mal de réactions sur le fait que deux Serpentards soient préfets-en-chef. J'imaginais la réaction des Gryffondors. Leurs ennemis de toujours avaient un avantage sur eux. Ils pensaient sûrement que nous allions leur faire passer une mauvaise année. Mais ce n'était pas ce que je souhaitais. Je ne voulais pas qu'il y ait trop de disputes, pour être tranquille à ce niveau là.
 
Nous avons ensuite guidé les premières année vers la salle commune des Serpentards, (pour les nouveaux de notre maison) et nous avons ensuite expliqué qu'il y avait deux dortoirs, un pour les garçons, et un pour les filles.
Alors que Tom et moi allions ensuite dans nos dortoirs respectifs, le professeur Slughorn était venu nous voir.
-          Tom, Elena, attendez quelques instants s'il vous plaît.
-          Qu'est-ce qui se passe Professeur, un problème ? Un première année a trainé dans la Grande Salle et il s'est perdu ? avais-je demandé.
-          Non, ne vous inquiétez pas Elena ce n'est pas ça. Tout le monde est bien arrivé dans la salle commune.
-          Alors qu'est-ce qu'il y a ? avait interrogé Tom.
-          Rien de grave, mais vous êtes parti tellement vite pour accompagner les premières année que je n'ai pas pu vous rattraper après le festin. Cette année vous êtes préfets-en-chef, et vous avez un nouveau privilège.
-          Ah oui ? Je n'étais pas au courant. Qu'est-ce que l'on pourrait bien avoir comme privilège en plus ? Nous avons déjà la salle de bain des préfets, nous pouvons aller à Pré-au-Lard sans autorisation lorsque des sorties sont organisées, je ne sais pas après, mais je ne vois pas ce qu'on pourrait ajouter à cela déjà, avais-je dit.
-          Et bien Mlle, vous ne le savez pas, mais les préfets-en-chef bénéficient d'une chambre personnelle chacun.
-          Une chambre ???
 
Tom et moi avions réagit ensemble. Jamais on ne se serait douté de cela. Les anciens préfets-en-chef ne s'en étaient jamais vanté. Mais je comprenais pourquoi nous ne les voyions que rarement aller dans leur salle commune.
 
-          Oui une chambre. Vos affaires y sont déjà. Je vais vous y accompagner. Elles sont côte à côte et vous avez une petite salle. Pour dire plus clairement, c'est comme si vous aviez une salle commune pour vous deux et un dortoir chacun, rien que pour vous.
-          Mais c'est génial ! Comment ça se fait que ça n'était pas écrit dans le courrier que nous avions reçu pour nous annoncer notre nomination ? avais-je demandé.
-          A vrai dire, je ne saurai répondre à cette question.
-          Ce n'est pas grave professeur, avais je dis en souriant.
 
Nous avions parlé d'un peu de tout pendant le trajet. Lorsque nous étions arrivé devant un tableau, j'avais remarqué qu'il se situait non loin de celui qui donnait accès à la salle de bain des préfets. Ca nous faisait une plus courte distance à parcourir par rapport aux autres.
Après notre arrivée dans notre nouvelle salle, le professeur Slughorn nous avait donné les emplois du temps de tous les élèves de Poudlard. Nous devions les donner aux différents préfets des maisons le lendemain au petit déjeuner, pour qu'ils les donnent à leur tour aux élèves de leur maison. Nous avions mis ceux des Serpentards à part pour que nous ne les confondions pas avec ceux des autres.
Je n'avais pas pu voir Ariana. Je pensais la voir dans le dortoir, mais nous étions de nouveau séparées.
 
Dès le lendemain, nous avions repris les cours, et les préparations en vue des examens des ASPIC en fin d'année. Tom et moi passions notre temps ensemble. Je voyais moins Ariana, mais j'avais eu le temps de lui expliquer entre deux cours, que Tom et moi sortions ensemble. Elle avait ri et ne voulais pas me croire, croyant que je plaisantais. Mais elle avait dû admettre qu'elle avait tort lorsqu'elle voyait que je passais beaucoup de temps avec Tom.
 
Tom et moi, avions exposé les suggestions que nous avions imaginé dans le train, au directeur, et aux professeurs. Ils avaient tous approuvé. Le professeur Dippet avait fait une annonce, un soir de la mi-octobre :
« Chers élèves, avant que vous ne partiez vous coucher, j'ai une annonce à vous faire. Tom et Elena, nos deux préfets-en-chef, nous ont proposé, aux professeurs et à moi-même, d'organiser divers événements cette année. Alors cette année, pour commencer, il y aura deux bals : un pour Noël, que l'on fixera juste avant le départ en vacances, et un pour la fin d'année, que l'on fixera quelques jours avant le depart pour vos vacances d'été.
Le deuxième événement proposé et approuvé est l'organisation d'un tournoi de duels. Vous aurez quelques sessions d'entrainements pour ceux qui veulent, et le tournoi commencera à la rentrée en janvier pour permettre la mise en place du tournoi. Tout le monde pourra y participer. Les premières année aussi. Bien évidemment, des premières année ne pourront pas affronter des septièmes années. Ces derniers seraient avantagés grâce à leur plus grande expérience. Alors nous avons décidé avec les professeurs que si vous décidez de vous inscrire vous ne pourrez vous battre que contre des élèves de votre année.
Le troisième événement organisé est un tournoi de bavboules. Vous devrez montez une équipe pour chaque maison, ce qui nous fera un total de quatre équipes. Il y aura cinq joueurs par equipes. Je vous encourage à mélanger les niveaux.
N'oubliez pas que vous aurez comme tous les ans, le tournoi de Quidditch, alors ne vous engagez pas sur tous les tournois si vous n'êtes pas sûr de pouvoir participer à tout avec vos emplois du temps.
Pour vous inscrire à quelque chose, vous devrez en informer votre directeur de maison. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant, et se termineront le soir d'Halloween. Maintenant, allez vous coucher ! »
 
Tout le monde avait l'air surpris, mais super contents des différents événements. Alors que Tom et moi nous dirigions vers notre dortoir, Ariana m'avait prise à part.
-          Comment avez-vous eu toutes ces idées ?
-          Dans le train. On avait du temps, et nous avons réfléchi à comment faire pour marquer notre passage à Poudlard en tant que préfets-en-chef.
-          En tout cas c'est génial. A quoi vas-tu t'inscrire ?
-          Au tournoi de duels je pense.
-          Pas à celui de bavboules ?
-          Ce n'est pas trop mon truc ce jeu. On l'a décidé avec Tom pour permettre à tout le monde choisir quelque chose à faire.
-          Et les bals ?
-          Ca j'y vais c'est sûr, tout le monde va y aller je pense. Et toi, à quoi vas-tu t'inscrire ?
-          Les duels, et les bavboules. Tu ne le sais peut-être pas, mais j'adore ce jeu.
-          D'accord. Alors on ira s'inscrire auprès de Slughorn demain en potions.
-          Sauf que moi je ne fais plus potions, rappelle toi.
-          Alors je lui donnerai ton nom. Duels et bavboules alors ?
-          Oui. Merci beaucoup Elena.
 
Nous nous étions quittée sur ces mots. Le reste de la soirée s'était passée très rapidement. Tom et moi avions finalisé nos devoirs, et nous nous étions couché aussitôt.
Le lendemain, j'avais donné le nom d'Ariana, et le mien à Slughorn pour les différents tournois auxquels nous voulions nous inscrire.
 
Entre entraînements pour les duels, cours, devoirs, devoirs de préfets, sorties à Pré-au-Lard, le mois de décembre arriva tres rapidement. Environ deux semaines avant les vacances, j'avais décidé d'offrir un cadeau de Noël un peu en avance pour Tom. Je lui avait annoncé un soir, lorsque nous étions de retour dans notre « salle commune ».
-          Tom, je dois te dire quelque chose.
-          Un problème ?
-          Non ne t'inquiète pas, rien de grave, je souhaiterais juste t'offrir un cadeau de Noël.
-          Tu n'es pas obligée tu sais. Le fait que nous soyons ensemble, me suffit amplement.
-          Je n'en doute pas, et tu ne seras pas obligé de l'accepter. Mais je souhaiterai te l'offrir maintenant.
-          Maintenant ?
-          Oui. En fait, tu sais que je ne passerai pas Noël ici cette année, et je souhaiterai savoir si ça te ferai plaisir de venir chez moi pendant les vacances ?
 
Il était rester quelques instants sans dire un mot. Je crois qu'il était étonné de me voir lui proposer ça. Il faut dire qu'il m'avait donné quelques cours d'occlumencie, et je m'entrainais à fermer mon esprit. C'était un exercice qu'il m'avait conseillé de faire, et je ne sais pas s'il avait encore lu dans mon esprit depuis la fois où il l'avait fait dans le train. Il m'avait ensuite dit qu'il m'apprendrai la legilimencie, une  fois que je maîtriserai complètement l'occlumencie.
-          Tu, tu es sûre ?
-          Oui, bien sûr, ça me ferai vraiment plaisir si tu venais passer Noël avec moi.
-          Je viendrai avec plaisir, ma chère Elena. 
 
Son cadeau de Noël, était aussi un merveilleux cadeau de Noël pour moi. Tom et moi allions passer les vacances ensemble. C'était vraiment génial.
Du coup, le lendemain, lorsque Slughorn nous avait demandé si nous restions à Poudlard pour Noël comme d'habitude, nous lui avons répondu que non, nous allions chez moi. Il avait été étonné, mais il n'avait rien dit.
Le weekend qui arriva, il y eut une sortie à Pré-au-Lard. Avec Ariana, nous avions décidé d'y aller ensemble pour s'acheter une robe de soirée pour le bal qui avait lieu le vendredi suivant. Tom lui y était allé avec quelques personnes de septièmes année.
 
Au bout de deux heures, Ariana avait fini par choisir deux robes : une longue bleue marine, et une autre longue rouge. Les deux touchaient le sol. Quand à moi, je n'avais pas réussi à m'empêcher de prendre plusieurs robes. J'en avais pris cinq : une verte émeraude, une rose pâle, une noire, une rouge presque comme celle d'Ariana, et une violette. Les cinq étaient aussi longues que les deux d'Ariana. Je savais de toute façon que j'allais les mettre toutes à un moment où un autre. Mais mon dilemme était de choisir une robe parmi les cinq.
 
Pendant la semaine, Tom et moi avions décidé d'aller ensemble à ce bal, et Ariana y allait avec un septième année que je ne connaissais pas bien.
Le vendredi suivant arriva assez rapidement. Les cours de l'après-midi avaient été annulés pour laisser le temps aux élèves et aux professeurs de se préparer pour le bal, et de préparer la Grande Salle dans laquelle le bal allait avoir lieu.
 
J'avais dit à Ariana que j'allais me préparer dans mon dortoir, et que nous pourrions nous retrouver dans la Grande Salle, vers 19h.
 
J'avais mis presque deux heures à me préparer. Puis est venu le moment où je me suis retrouvé en peignoir, en train d'essayer de choisir une de mes robes. Je les avaient étalées toutes sur mon lit. Ariana m'avait dit qu'elle mettrait la robe rouge ce soir là, et la bleue pour le bal de fin d'année. J'avais donc rangé la rouge dans mon armoire. Je n'avais pas envie de porter la rose pâle. Il me restait donc la verte émeraude, la noire, et la violette. Laquelle choisir ? J'avais décidé de ne pas porter la noire, Noël était sensée être une période joyeuse, et le noir n'irait pas avec ça. Verte émeraude, violette ? Couleur de la maison Serpentard, couleur totalement différente ?
Cela faisait environ trente minutes que j'essayais de me décider entre les robes, lorsque quelqu'un frappa à la porte de ma chambre. J'étais allée ouvrir.
-          Tom ? Un problème ?
-          Non, je vais bien moi. Je dirais plutôt que c'est toi qui en a un.
-          ... ?
-          Ne fais pas l'innocente. Depuis tout à l'heure j'écoute tes pensées. Tu n'as pas fermé ton esprit, c'est pour ça que j'ai pu les lire. Ton problème, c'est que tu n'es pas habillée, que tu n'arrives pas à choisir entre les deux robes restées sur ton lit, et que le bal est dans quarante-cinq minutes.
-          Tu n'es pas habillé non plus, à moins que tu ne veuilles y aller dans ton uniforme ?
-          Non, je ne compte pas y aller comme ça. Mais je sais déjà ce que je vais mettre, contrairement à toi.
-          Et qu'est-ce que tu pourrai y faire ?
-          Te conseiller la verte. Je pense qu'elle t'irai assez bien, et puis tu l'as pensé toi-même, c'est la couleur de notre maison. Bien sûr, tu n'as pas l'argent, mais le vert ira très bien crois-moi.
-          Merci, de ton conseil, avais-je dis en souriant.
 
Il était ensuite parti se changer, pendant que je faisais de même de mon côté. « Tu n'as pas l'argent » avait-il dit. Contrairement à ce qu'il pensait, je l'avais. J'avais un collier et une paire de boucles d'oreilles en argent. La surprise en plus, c'était mon bracelet. Il aurait pu être tout simple, s'il ne représentait pas deux serpents enroulés entre eux. Ce bracelet, je l'avais trouvé dans le manoir cet été, en nettoyant la chambre qui aurait dû être la mienne. A vrai dire, ce bracelet était dans une enveloppe qui était située sur mon lit, ou devrais-je dire mon berceau. Il y avait une lettre avec. Ce soir là, avant le bal, j'avais eu besoin de la relire, pour tenter de la comprendre.
« Cher Elena, j'espère que tu liras un jour cette lettre. Ce n'est ni ton père ni ta mère qui t'écrit cela, c'est ta tante. Je suis la petite s½ur de ta mère. J'aurai tant aimé te connaître. Ton père est mort il y a quelques mois, et ta mère, elle, est morte aussi lorsqu'elle t'a eu, il y a quelques jours. Je ne sais actuellement pas où tu te trouves, et j'aurais réellement voulu pouvoir m'occuper de toi, et tout te raconter sur notre monde. Mais je pense que tu sauras tout le jour de tes onze ans.
Je t'écris cette lettre, pour t'expliquer pourquoi, je ne t'ai pas élevé à la mort de tes parents. Tout simplement, parce que moi aussi, je ne vais pas tarder à mourir, je le sais, je le sens, je le ressens. En dehors de toi, je suis la dernière représentante de notre famille. Famille, qui d'ailleurs est entièrement passée par Serpentard, et j'espère que tu y seras aussi.
Si tu as des questions, pose les aux portraits du manoir de tes parents. Ils sont tous dans la salle des portraits du manoir. Ils sauront te répondre. Peut-être y croisera tu tes parents ? Peut-etre se croisera t'on ?
Une dernière chose, ta mère m'avait offert ce bracelet lors de mon admission à Serpentard. Aujourd'hui, elle te revient, même si tu ne vas pas à Serpentard. Ta tante. »  
 
Mais relire cette lettre ne m'aidait pas. Je trouvais ce message bizarre. J'avais pleins de questions en tête. Mais ce soir-là, finalement, j'avais décidé d'oublier ce message, d'aller au bal, et de m'amuser. J'essaierai de le comprendre plus tard me disais-je. J'avais rangé l'enveloppe contenant la lettre dans ma valise, enfilé mon bracelet autour de mon poignet droit, et j'étais partie dans notre salle. Tom y était déjà. Il s'était habillé avec une chemise noire, et un pantalon noir. Sa veste et sa cravate était également noires.
-          Alors tu as de l'argent ?
-          Oui, avais-je acquiescé en souriant.
-          Ton bracelet... ?
-          Ce sont deux serpents enroulés l'un sur l'autre. Il me vient de ma tante qui l'avait eu en cadeau par ma mère lors de son admission à Serpentard.
-          Tu as une tante ?
-          J'avais. Je crois qu'elle est morte. Mais ne parlons pas de ça pour l'instant. Je te promet que je te raconterai tout, mais là ce n'est pas le moment, c'est l'heure du bal, et les deux préfets-en-chef qui arrivent en retard ne donne pas une bonne image de nous et de notre maison.
-          J'y tiens. Nous ne serons pas en retard, si nous partons maintenant.
-          Alors, allons-y !
 
Nous étions arrivés parmi les premiers couples, dont Ariana et son cavalier faisait parti.
-          Elena ? Tom ? Vous voilà enfin ! Nous avions cru que vous n'arriveriez jamais !
-          Il est a peine 19h, on est à l'heure, avait dit Tom.
-          Oui, c'est vrai, désolée, j'avais l'impression qu'il était plus tard que ça. Mais bon, passons, vous venez vous installer avec nous ? Vous avez-vous ils ont remplacé les cinq tables pour les remplacer par plusieurs petites rondes.
-          Je dois dire que ça change du décor habituel.
-          Vous avez eu une idée géniale tous les deux, avait dit le cavalier d'Ariana. Je pense que nous allons bien nous amuser cette année.
-          Tu sais, il faut bien trouver des idées pour pouvoir s'amuser un peu. Mais il ne faut pas perdre de vue les ASPIC de fin d'année.
-          Tu as raison Elena. Bon on va s'installer à une table ? Ca ne devrai plus tarder à commencer.
 
En effet, à peine étions nous assis, que d'un seul coup, beaucoup d'élèves, puis de professeurs arrivèrent et s'installèrent à différentes tables. Le couple Bellatrix/Rodulphus (Lestrange) était venu s'installer à notre table. Ils avaient deux ans de moins que nous, et cette année, ils allaient passer leur BUSE. Je ne les connaissais pas très bien, mais l'année passée lorsque je leur avait proposé de rejoindre Tom et ses projets, ils avaient tout de suite accepté. Ils étaient des nôtres. J'apprenais à les connaître au fur et à mesure.
Enfin le professeur Dippet, entama son discours :
«  Chers élèves, chers professeurs, ce soir est notre dernier soir avant le début des vacances de Noël. Et il est marqué par ce bal. Nous allons mettre la musique, et vous pourrez danser autant que vous le souhaiter, mais avant cela, j'ai d'abord deux choses à vous dire. Tout d'abord, pour ceux qui auraient faim à un moment donné, le buffet se trouve au fond de la Grande Salle, là où est d'habite la table des professeurs. La deuxième chose, est une demande que je souhaiterai voir réalisée si ça ne les dérange pas. Je m'adresse à Elena et Tom. Vous êtes à l'origine de cette soirée, accepteriez vous de nous faire l'honneur d'ouvrir le bal. »
 
Nous nous étions regardés et Tom me tendit sa main pour danser.
-          Merci Elena, merci Tom.
 
Nous avions dansé quelques minutes, puis au fur et à mesure, plusieurs couples nous avaient rejoints.
Le reste de la soirée se passa merveilleusement bien. Nous avions beaucoup dansé. Je ne savais pas que Tom était bon danseur, je ne l'avais jamais vu dansé. Pendant tout le bal, j'avais tout oublié : les cours, les vacances, tous les événements qui allaient arriver après Noël, le mystère de la lettre... Tout.
Tom et moi étions rentrés dans notre dortoir vers deux heures du matin. Mais on s'en fichait. Nous n'avions pas à prendre le train le lendemain matin. Il nous suffisait d'aller au manoir à pied, puisqu'il était à Pré-au-Lard. Nous avions notre temps.
 
Le lendemain, la journée passa très rapidement. Nous nous étions levé à dix heures. Le temps de prendre notre petit-déjeuner, de se préparer, de preparer la valise, il était déjà midi et demi. Et c'est à cette heure ci que nous avions quitté Poudlard. Nous étions arrivés environ trente minutes plus tard.
J'avais fais visité les endroits que je connaissais dans le manoir, et je lui avais expliqué que le reste, je ne l'avais pas encore vu, car j'avais passé une bonne partie du temps à nettoyer, où à m'occuper du jardin. Ca avait été long, même avec de la magie.
Je lui avait ensuite expliqué l'histoire de la lettre de ma tante et je lui avais montré pour qu'il puisse la lire, et comprendre.
-          Tu sais où elle se trouve cette salle des portraits ?
-          A vrai dire, non. Je ne savais même pas qu'il y en avait une .
-          Et bien, si tu le souhaites, nous pourrons la chercher ensemble. Elle te permettrai peut-être de rencontrer tes parents.
-          Je l'espère.
 
Pendant toutes les vacances, nous avions eu beaucoup à faire : révisions, nettoyage, visites. Noël passa et rien. Nous ne l'avions toujours pas trouvée cette salle. Puis le 31 décembre arriva. C'était l'anniversaire de Tom, et aussi la veille du Nouvel An. Le soir, Tom me dit :
-          Tu sais, je n'ai jamais eu l'occasion de te remercier du cadeau que tu m'as fait en m'invitant ici.
-          Ta présence me suffit amplement. C'est un cadeau de t'avoir auprès de moi.
-          Pour toi peut-être, pour moi ce n'est pas suffisant. J'aurai quelque chose à t'offrir.
-          A m'offrir ? Mais ce n'est pas mon anniversaire, c'est le tien, tu n'as rien à me donner.
-          Si. Et si tu l'acceptais, ce serai un vrai bonheur pour moi.
-          D'accord.
-          Tu sais, tu es mon alliée dans tous les domaines, tu es une personne admirable. Et crois moi, jamais je n'aurais cru dire ça un jour à qui que ce soit.
-          Je sais bien que tout ce qui concerne les sentiments, en général tu le rejettes, et pourtant tu m'as étonnée le jour où tu t'es ouvert à moi.
-          Ca m'as surpris moi-même, mais ce n'est pas ça dont je voudrai te parler.
-          ... ?
-          Aujourd'hui, je souhaiterai t'offrir ceci.
 
Il tenait un petit paquet dans une main qu'il me tendait.
Il contenait une...
-          Une bague ?
-          Pas n'importe quel type de bague. Le genre de bague, qui t'engage l'un envers l'autre, et généralement pour toujours.
-          Tu ?
-          Oui. Et toi ?
-          J'accepte bien évidement Tom !
 
Je n'y croyais pas. Tom et moi, avions décidé de nous marier. Etait-ce un rêve ? Une illusion ? Ou vraiment réel ? Je ne le savais pas sur le coup. Mais j'étais la plus heureuse. Nous étions jeunes, mais ce n'était rien. Nous étions tout deux majeurs. Nous avions le droit. Personne ne pouvait nous l'en empêcher.
Nous avions convenu de ne le dire à personne avant la fin de l'année. Nous devions d'abord finir notre scolarité, c'était ce qu'il y avait de plus important pour le moment.
Pendant le reste de la semaine, nous avions continué à chercher la salle des portraits, mais nous n'avions rien trouvé. Tom m'avais aussi appris la legilimencie, une matière difficile, que je ne maitrisais pas encore totalement lorsque les cours reprirent.
Je portais la bague de Tom, mais nous avions décidé de ne pas dire ce qu'elle signifiait pour Tom et moi. J'avais proposé de dire au cas où me le demanderai, que c'était une bague de famille que j'avais trouvé chez moi.
 
Le mois suivant passa très rapidement. C'était le tournoi de Bavboules qui était d'actualité. Il était difficile pour les professeurs d'organiser bavboules et quidditch à des dates differentes, en plus des séances d'entrainements pour ces deux tournois, et celui de duels.
Finalement, vers la mi-février, le tournoi de Bavboules fut terminé par la victoire des Serdaigles, suivit des Gryffondors, de nous et des Poufsouffles.
Comme nous n'étions que troisième, et en plus derrière les Gryffondors, il fallait absolument gagner celui de duels, qui n'allaient plus tarder à commencer.
C'est vers la fin février que le tournoi fut officiellement ouvert :
« Chers élèves, après les bavboules, voici à présent celui des duels. Je vous rappelle, qu'il y aura au total sept champions. Un par année. La maison qui aura le plus de champions, gagnera ce tournoi. Après ce sera comme pour un tournoi habituel : la deuxième, celle qui en aura le plus après la première, et ainsi de suite pour les troisième et quatrième.
Nous allons commencer par les premières année, et nous finirons par les septièmes.
Le premier weekend de Mars, ce sera les duels des premières années, et chaque weekend vaudra à une année. Normalement, mi avril, ce tournoi sera fini, et nous pourrons designer un vainqueur. Il y aura ensuite le reste de matchs de Quidditch, puis à la toute fin d'année, le bal. Maintenant, bonne chance à toutes et à tous, et que les meilleurs gagnent. »
 
Les résultats furent les suivants
-          Première année : Gryffondor
-          Deuxième année : Serdaigle
-          Troisième année : Poufsouffle
-          Quatrième année : Poufsouffle
-          Cinquième année : Serpentard (grâce à Bellatrix)
-          Sixième année : Serpentard
-          Septième année : Serpentard (grâce à Tom)
 
Nous avions gagné le tournoi de duels. Nous avions battu les Gryffondors, et c'étaient eux maintenant, qui n'étaient pas contents.  Les Poufsouffles étaient deuxièmes, les Serdaigles et les Gryffondors, égalités à la troisième place.
 
Maintenant, il ne restait plus que le Quidditch, mais Tom, Ariana, et moi n'y participions pas. Nous en avions donc terminé avec les tournois. Il n'y avait plus que deux événements qui nous concernaient : nos épreuves d'ASPIC et le bal de fin d'année.
 
Au Quidditch, se furent les Poufsouffles. Je dois dire que cette année-là, les Gryffondors n'avaient rien gagnés par rapport à d'habitude. D'habitude ils réussissaient assez bien le quidditch, où la coupe des quatre maisons.
D'ailleurs en parlant de la coupe des quatre maisons, cette année-là, ce sont les Serdaigles, qui l'ont gagnée.
 
Le mois de juin, et la période des examens arriva très rapidement à mon goût.
J'avais gardé les mêmes matières que celles que j'avais passé pour mes BUSE. Comme je ne savais pas quoi faire exactement comme métier, j'avais espéré ouvrir de grandes possibilités en gardant un maximum de matières.
Les examens furent plus durs que ceux des BUSE, et je ne savais pas si j'avais bien réussi ou non. Mais ils étaient passés et maintenant, il fallait attendre les résultats.
 
Lors du bal de fin d'année, j'avais mis autant de temps pour me préparer que pour celui de Noël, sauf que cette fois-ci, je savais quelle robe mettre : la violette. C'était celle que je portais le 31 décembre.
Tom avait sourit en me voyant arriver avec celle-ci. Je pense que c'est à ce moment là qu'il comprit que je n'avais pas changé d'avis à propos de nous et de nos projets.
 
Comme lors de celui de Noël le professeur Dippet nous demanda s'il nous étaient possible d'ouvrir le bal, ce que nous avions accepté. Cette soirée fut pour moi, une des meilleures que j'avais pu passer cette année. Elle était à égalité avec celle de Noël, mais toutes deux étaient loin derrière celle du 31 décembre, qui je pensais, resterai gravée à jamais dans ma mémoire. Même un sort d'Amnésie ne pourrai me l'effacer.
 
Le lendemain, fut une triste journée. Je savais que je faisais ma valise pour la dernière fois, et que je ne reviendrai jamais ici. A moins de devenir professeur, ce que je ne souhaitais pas à ce moment là, je savais que la nuit que j'avais passée, avait été la dernière.
 
Dans le train, Tom et moi n'avions pas besoin de retourner dans le compartiment des préfets. Alors avec Ariana, et quelques autres septièmes année de Serpentard, nous avions décidé d'en profiter un maximum. Nous étions ceux qui nous faisions le plus remarquer. Dès que quelqu'un avait une idée pour attirer l'attention, pour embêter, pour faire n'importe quoi, nous la mettions en ½uvre. Même Tom semblait s'amuser.
Je dois dire que ce trajet, fut l'un des meilleurs, mais aussi des plus tristes lorsqu'il arriva à sa fin.
En sortant du train, j'avais promis à Ariana de lui envoyer une lettre pour l'inviter rapidement chez moi, pour qu'elle visite un peu.
 
-          Elena ?
-          Oui ?
-          Je pense que l'on devrait parler maintenant.
-          Je pense aussi.
 
Ce début de conversation entre Tom et moi, avait eu lieu quelques jours après notre installation chez moi, ou devrais-je dire, chez nous.